Illustration d'une cantine dans un collège.
Illustration d'une cantine dans un collège. - Florence Durand/SIPA

Des yaourts du Comminges ou encore des pommes et des kiwis de Cazères-sur-Garonne. Les élèves du collège de Montequieu-Volvestre, au sud de Toulouse, ont régulièrement au menu de leur cantine des produits cultivés en Haute-Garonne, parfois à moins de dix kilomètres de leur établissement.

De 20 à 40 % de produits locaux d’ici 2020 maximum

Pour pouvoir concocter les 320 repas qu’il sert tous les jours, Roland Beyne, leur chef cuisinier, faisait appel jusqu’en janvier à son réseau de producteurs et passait des coups de fil. Désormais, il a recours à la plateforme Internet gratuite mise en place par le Conseil Départemental : Agrilocal 31, qui le met en relation directe avec les agriculteurs haut-garonnais.

Elle est accessible aux 96 collèges de la Haute-Garonne. Au total, ils servent chaque jour 39.000 repas dont le prix de revient est de 10 euros et est facturé 2,63 euros pour ceux qui vont à la cantine toute la semaine.

« Deux semaines avant de programmer un produit au menu, je lance un appel sur le site en règle avec les marchés publics. Les agriculteurs sont alertés par un SMS ou un mail et y répondent s’ils ont la possibilité de fournir. Cela m’a permis de toucher plus d’agriculteurs, notamment des producteurs de légumes qui nous vendent leurs produits au prix de la grande distribution, voire en dessous », explique Roland Beyne qui réalise ses repas avec 20 % de produits locaux.

D’ici deux ans, cette part devrait passer à 40 % au collège de Montesquieu. Une montée en puissance du bio et du local dans les assiettes des élèves qui a fait l’objet d’une loi votée en janvier et qui imposera à la restauration collective d’arriver à cet objectif d’ici à 2020.

Soutenir l’activité locale

« Nous sommes dans une zone rurale et nos élèves sont sensibles à cette démarche et connaissent parfois même les producteurs qui nous servent. Acheter chez eux, cela permet de réduire le coût carbone mais surtout de maintenir une activité locale alors que l’agriculture va mal », plaide le responsable.

Et c’est bien ce qui a motivé le Conseil départemental à adhérer à cette initiative nationale Agrilocal qui a vu le jour dans le Puy-de-Dôme.

« Cela permet d’avoir un contact direct entre le cuisinier et les 4 à 500 producteurs déjà inscrits sur la plateforme, sans passer par un intermédiaire. Et contrairement à ce que je pensais, les prix d’achat sont plus intéressants pour les collèges. Notre ambition est d’ouvrir d’ici à la fin de l’année la plateforme aux maisons de retraites et aux communes », assure Gilbert Hébrard, conseiller départemental en charge de l’agriculture et la ruralité.

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