Depuis 2007, 17 caméras sont installées dans le centre-ville de Toulouse.
Depuis 2007, 17 caméras sont installées dans le centre-ville de Toulouse. - f . scheiber / 20 minutes

Surveiller les rues ne sera plus la seule mission des caméras de vidéosurveillance installées un peu partout dans les rues de Toulouse. Bientôt, ces appareils pourront mettre des PV.

Envisagé fin 2016

« Nous y réfléchissons, c’est en test cette semaine sur une dizaine de caméras du centre-ville et c’est prometteur. Nous pourrions mettre la vidéo-verbalisation en service à la fin de l’année », explique Olivier Arsac, adjoint au maire en charge de la sécurité.

Un automobiliste garé en double file, sur un couloir de bus ou une piste cyclable, pourrait ainsi recevoir une prune chez lui sans avoir jamais vu pointer au bout de la rue le moindre képi.

« C’est déjà possible, il suffit de programmer l’ordinateur qui repère les anomalies sur la voie publique, comme une voiture immobile plus de cinq minutes sur les boulevards. Elles sont signalées à l’opérateur du PC de vidéoprotection, et comme n’importe quel agent de surveillance de la voie publique, il va verbaliser », détaille l’élu.

Déjà utilisé à Montpellier, Nice ou Paris

Ce système d’intelligence artificiel peut être aussi utilisé à d’autres fins. « Les anomalies programmées peuvent aussi concerner par exemple des attroupements, la présence de gens inertes au sol ou des personnes qui courent. Dès qu’elles apparaissent à l’écran, cela permet une intervention plus rapide de la police municipale sur place », insiste Olivier Arsac.

Côté amendes, ce dernier assure qu’il n’y aura « pas de matraquage » et qu’il s’agit avant tout de « mieux partager l’espace public ». D’ici la fin du mois, 122 caméras scruteront le territoire et 350 d’ici à la fin 2017. Des images qui atterrissent au PC où se relaient 24 h/24 près de 35 opérateurs.

Nice et Montpellier aussi

La Ville rose n’est pas la première à vouloir exploiter ce système, déjà intégré au système de vidéosurveillance. Depuis 2011,la municipalité de Nice utilise la vidéo-verbalisation, qui a été étendue à l’ensemble de son territoire il y a un an. Celle de Montpellier vient d’y passer.

>> A lire aussi : Montpellier: La vidéo verbalisation est arrivée

A Paris, cette technique expérimentée de 2013 à 2015, permet selon les autorités de la Capitale de dresser environ 2.500 PV par mois.

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