Le 25 mars 2012, devant le lycée juif d'Ozar Hatorah, à Toulouse, lors d'un hommage aux victimes de Mohamed Merah.
Le 25 mars 2012, devant le lycée juif d'Ozar Hatorah, à Toulouse, lors d'un hommage aux victimes de Mohamed Merah. - FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Trois ans et demi après les tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, le parquet de Paris demandait le 19 février un renvoi devant une cour d’assises spéciales de son frère Abdelkader pour « complicité d’assassinats ». Ainsi que de Fettah Malki soupçonné d’avoir procuré une arme au tueur au scooter.

Lettre ouverte au garde des Sceaux

Dans une lettre ouverte adressée au garde des Sceaux, Simon Cohen, qui défend des familles de victimes, demande que leur procès se tienne à Toulouse ou Montauban.

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« Il faut que ceux qui seront mis en accusation pour les tueries de Montauban et Toulouse comparaissent à Toulouse, ou à Montauban, là où les plaies sont vives, là où le sang n’a pas séché, là où on a vécu l’effroi, là où on a souffert la mort », plaide l’avocat de l’épouse de Jonathan Sandler, qui a perdu son mari et ses deux enfants au lycée juif d’Ozar Hatorah, et du père de la petite Myriam Monsonego, assassinée au même endroit.

Un procès avec une cour décentralisée

Pour l’heure, l’ensemble des parties civiles attendent que le renvoi de ces deux complices présumés du tueur au scooter soit prononcé devant une cour d’assises composée uniquement de juges professionnels. Pour que le procès puisse se tenir à Toulouse, il faudrait que la décision d’une «audience foraine », en d’autres termes une délocalisation de la cour, soit prononcée.

La même demande a été faite récemment par les parties civiles dans le dossier AZF, dont le troisième procès doit se tenir à Paris l’an prochain. Qui n’a pas été satisfaite.

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