L'entraîneur du TFC Dominique Arribagé avec le défenseur Uros Spajic lors du match de Ligue 1 contre le Gazélec Ajaccio, le 20 février 2016 au Stadium de Toulouse.
L'entraîneur du TFC Dominique Arribagé avec le défenseur Uros Spajic lors du match de Ligue 1 contre le Gazélec Ajaccio, le 20 février 2016 au Stadium de Toulouse. - P. Pavani / AFP

Réunion de crise au sommet, samedi soir au Stadium. Plus d’une heure après la fin du très triste nul contre le Gazélec Ajaccio (1-1), le vestiaire du TFC était toujours fermé avec, à l’intérieur, le président Olivier Sadran, l’entraîneur Dominique Arribagé, ses adjoints et les autres têtes pensantes d’un club aux abois.

Après l’égalisation in extremis de Martin Braithwaite (90e+1) contre des Corses réduits à dix depuis dix minutes, l’écart entre les Violets et Reims, premier non-relégable corrigé à Paris (4-1), est passé de huit à sept points. Mais alors qu’il ne reste plus que onze journées à jouer, il s’agit d’un véritable gouffre, quasiment impossible à combler pour l’avant-dernier de Ligue 1.

Arribagé : « Les joueurs ont peur de jouer »

« Nous sommes dans une situation où il faut se lâcher et les joueurs ont peur de jouer, déplorait Arribagé peu après la fin de la rencontre. On doit faire preuve de beaucoup plus d’engagement. On a commencé avec le frein à main. » Toulousains et Ajacciens ont offert un spectacle de bien piètre qualité dans une ambiance rendue surréaliste par un public en partie frondeur.

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« Faire un nul contre une équipe qui joue le maintien, c’est une énorme déception, a lâché le milieu offensif Adrien Regattin. Mais si nous sommes avant-derniers, c’est qu’il nous manque pas mal de chose. »

Son coéquipier Alexis Blin a continué sur le même ton. « Il n’y a pas de hasard, nous sommes à notre place, selon le milieu récupérateur. Nous avons 22 points, nous sommes 19es, ce n’est pas digne du club. Le problème est partout, il est mental et physique. Il va falloir rester un groupe uni pour tenter de s’en sortir, créer l’exploit pour se maintenir. »

Elément de langage vs réalité

Chez tous les Toulousains croisés en zone mixte, le même élément de langage revient : « Tant que mathématiquement c’est possible, il faut y croire. » Mais comment espérer quelque chose lorsqu’on reste sur sept matchs sans victoire (cinq nuls et deux défaites) et qu’on affiche un niveau de jeu proche du néant ?

« Notre calendrier est plus facile que celui des autres équipes », ose le défenseur Uros Spajic. Quand on est incapable de battre un Gazélec pourtant moribond depuis le début d’année, tout semble pourtant très compliqué.

« Les joueurs n’ont pas lâché, ils sont concernés à l’entraînement, lance Arribagé. Après, ils montrent de la fébrilité en match. » Le technicien veut voir le TFC, qui recevra Rennes samedi, « s’accrocher tant qu’il y a de l’espoir ». « Il faut arriver à chasser Ajaccio et Reims », ajoute-t-il. Avec toujours le même chef de meute ?

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