Devant l'entrée du lycée toulousain Gallieni.
Devant l'entrée du lycée toulousain Gallieni. - F. Scheiber / 20 Minutes

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il y a une semaine, une élève du lycée Gallieni a agressé trois enseignantes en cours et en présence d’autres professeurs lors d’une heure de vie de classe, où les élèves étaient censés apprendre à vivre ensemble.

« Il y a une violence latente dans cet établissement, nous constatons régulièrement des dégradations à l’intérieur du site. Pas plus tard que vendredi soir, lors d’une rencontre parents-profs, un élève a roué sa mère de coups », relève Marie-Aude Auger, professeur et membre de la CGT Education.

Reçus au rectorat

Après avoir été reçus par l’Inspection d’Académie la semaine dernière, les membres du corps enseignant ont décidé de se mettre en grève ce mardi pour demander des moyens humains pour la vie scolaire, notamment un poste de conseiller principal d’éducation supplémentaire, mais aussi un dédoublement des classes. « Si nous allégeons les effectifs des classes grâce à la présence de professeurs supplémentaires, il y aura moins de tensions », plaide Marie-Aude Auger.

Une délégation de personnels a été reçue mardi après-midi au rectorat. Les questions autour de la vie scolaire, notamment des effectifs, seront traitées à court terme. « Un travail sur l’offre de formation de cet établissement va aussi être réalisé », indique-t-on au rectorat.

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