En bleu, les deux Toulousains qui rempilent cette année.
En bleu, les deux Toulousains qui rempilent cette année. - MDRS - ISAE Supaéro

Ils ne vont pas tenter de planter des pommes de terre dans un sol stérile. Mais, pour le reste, tout y sera : un sol rouge et désertique, des sorties en scaphandre, des couchettes minuscules, des sachets lyophilisés à tous les repas, sans compter la promiscuité. A partir de samedi et pendant deux semaines, six étudiants de Supaéro seront seuls sur Mars, ou du moins dans ce qui s’en rapproche le plus sur Terre : le désert américain de l’Utah.

Ils vont renseigner la Nasa

L’équipage toulousain (mais très cosmopolite) a été sélectionné pour rejoindre la station de recherche plus vraie que nature de la Mars Society, une association qui milite énergiquement pour que l’Homme marche un jour sur la Planète rouge.

La Mars Desert Research Station - Mars Society

 

Dans sa base martienne, elle recueille des données scientifiques qu’elle tient à la disposition des agences spatiales internationales comme la Nasa. « Nous allons amener notre petite pierre à l’édifice », s’enthousiasme Louis Maller, 20 ans, le benjamin de l’expédition.

Pour intégrer l’équipage, cet élève ingénieur de deuxième année a fait valoir son expérience des chemins de Compostelle. L’effort physique et « les conditions d’hébergement précaires », ça le connaît.

Des expériences scientifiques

L’équipe toulousaine, dans laquelle figurent deux pionniers qui ont déjà vécu la mission en 2015, a aussi été sélectionnée pour ses projets scientifiques. « Le mien consistera à tester des lunettes à réalité augmentée de fabrication française, précise Louis. Intégrées dans le casque elles doivent permettre de prendre des photos et des notes par commande vocale car il est difficile de manier des objets avec de gros gants d’astronaute lors de sorties extra-véhiculaires ».

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Deux de ses camarades verront leurs battements de paupière comptabilisés pour tester leur capacité de concentration pendant les tâches difficiles. Deux autres seront aux manettes d’un « véhicule d’exploration des parois » connecté en Wifi à la base.

Les Toulousains seront aussi observés dans leur vie en communauté. Un pan de l’aventure que Louis, qui va empiler quelques bouquins dans sa valise en cas de temps mort, ne redoute pas. « L’avantage, c’est que nous nous connaissons déjà », dit-il, déjà tout « excité » par ce voyage hors du commun.

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