Une puce électronique- Illustration.
Une puce électronique- Illustration. - Superstock Sipa

A l’heure où le moindre objet de notre vie quotidienne devient « connecté », le grand défi qui fait rage dans les laboratoires de recherche est de les faire durer. Et par conséquent de stocker l’énergie à l’intérieur même des puces électroniques. A ce jeu-là, le groupe du chercheur toulousain Patrice Simon, qui implique deux laboratoires communs au CNRS et à l’Université Paul-Sabatier, vient de franchir une étape décisive.

 

Elle a fabriqué un « supercondensateur » minuscule qui a l’avantage sur ses « concurrents » d’être compatible avec les méthodes de fabrication de l’industrie. Cette découverte, fruit de six ans de travail, a eu vendredi les honneurs de la prestigieuse revue Science.

 

Il y quarante micro supercondensateurs sur cette galette de silicium. - C. Lethien- IEMN

 

L’Usain Bolt de l’électronique

En gros, l’avantage d’un supercondensateur est d’empêcher une batterie de se vider prématurément. Quand une batterie permet de délivrer un courant moyen pendant un temps donné, le supercondensateur envoie une grande puissance d’énergie pendant quelques secondes.

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« La batterie est un marathonien, tandis que le supercondensateur c’est Usain Bolt qui vient l’aider dans un sprint, en lui évitant de s’épuiser », vulgarise Patrice Simon. A l’entendre, on se prend déjà à rêver d’un smartphone qu’il ne faudrait recharger que très rarement. « C’est une possibilité, mais notre technologie s’applique davantage aux petits capteurs électroniques qui fleurissent partout », tempère le chercheur, et qui pourraient gagner considérablement en longévité ou en autonomie.

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