Albert Chennouf-Meyer, père d'Abel Chennouf, un des trois militaires tués par Mohamed Merah.
Albert Chennouf-Meyer, père d'Abel Chennouf, un des trois militaires tués par Mohamed Merah. - Kenzo Tribouillard / AFP

Il avait dit qu’il retirerait sa plainte s’ils s’excusaient, il a tenu parole. Albert Chennouf-Meyer n’avait pas apprécié les propos tenus par Nicolas Sarkozy sur les attentats survenus sous son mandat, l’ancien Président de la République omettant l’année 2012 et la tuerie perpétrée par Merah dans son bilan. Ni ceux d’Eric Woerth qui avait nié le caractère terroriste des actes du tueur au scooter, les qualifiant « d’acte commis par un fou ».

Vive polémique

Le 1er février, le père d’Abel Chennouf, l’un des deux militaires tués par Mohamed Merah le 15 mars 2012 à Montauban, avait donc porté plainte à la gendarmerie de son village contre les deux hommes politiques pour « contestation de crime contre l’Humanité » et « diffamation portant atteinte à l’honneur d’Abel Chennouf ».

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« S’ils s’excusent publiquement, je retirerai ma plainte. Tout ce que je veux c’est qu’ils foutent la paix à nos enfants », avait alors indiqué Albert Chennouf. Ce qu’il a fait ce mardi après les interventions successives d’Éric Woerth, interviewé le 8 février sur BFM TV, ou encore de Brice Hortefeux qui avait parlé la veille d’une « forme de terrorisme ».

Un tweet du compte « Nicolas Sarkozy NS 2017 », même s’il ne s’agit pas de celui de Nicolas Sarkozy en personne, et son intervention lors d’une visite dans l’Aveyron, aura fini par convaincre Albert Chennouf-Meyer.

« Ils se sont excusés, et Woerth a été explicite, donc comme je m’y étais engagé de retirer ma plainte », explique le père d’Abel Chennouf.

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