Le gardien du TFC Christophe Revault est averti par l'arbitre Bruno Coué sous les yeux du défenseur William Prunier lors du match de Ligue 1 contre Paris, le 21 octobre 2000 au Stadium de Toulouse.
Le gardien du TFC Christophe Revault est averti par l'arbitre Bruno Coué sous les yeux du défenseur William Prunier lors du match de Ligue 1 contre Paris, le 21 octobre 2000 au Stadium de Toulouse. - J.-L. Gautreau / AFP

A 13 étapes de la fin du championnat, le TFC se trouve dans une situation plus que compliquée. 19e de Ligue 1 avec 21 petits points, l’équipe de Dominique Arribagé pointe à six longueurs du premier non-relégable. 20 Minutes s’est penché sur le dernier quart de siècle, plus précisément sur les trois saisons des Violets dans l’élite qui se sont soldées par des relégations. Deux fois sur trois, les Toulousains étaient dans une meilleure situation qu’aujourd’hui, au même stade du championnat.

Saison 1993-1994, « annus horribilis »

En ce temps-là, la victoire est à deux points. Même si on applique le barème actuel, le bilan du TFC reste famélique au bout de 25 journées : 19es, les Violets de l’époque ne comptent que 19 points, soit deux de moins qu’aujourd’hui. Mais ils sont pourtant moins largués au classement que leurs lointains successeurs.

Alors joueurs, Arribagé, Soucasse, Debève, Loret et Bancarel (tous présents dans l’organigramme actuel) ont déjà changé d’entraîneur, puisque Jean-Luc Ruty a remplacé Serge Delmas en décembre 1993. Pour rien. Les Toulousains finiront à cette même avant-dernière place avec l’équivalent actuel de 27 points. Dommage, il aurait suffi de finir 18e pour se maintenir, en raison de la rétrogradation de Marseille, rattrapé par l’affaire VA-OM.

Saison 1998-1999, l’écroulement final

Cette fois, la victoire vaut bien trois points. Mais le championnat ne compte que 18 équipes, contre 20 aujourd’hui. Hormis au milieu (Thierry Moreau, Oceano, Batlles), l’effectif ne fait pas vraiment rêver et le mercato d’hiver n’arrange rien : Lens se fait plaisir en refilant ses défenseurs Sankharé et Méride, et l’évocation de l’attaquant belge Lauwers arrache encore des sourires aux vieux supporters. Pourtant, au bout de 25 journées, le compteur points affiche 25, soit quatre de plus qu’aujourd’hui.

Le TFC, à la tête duquel Alain Giresse a remplacé Guy Lacombe en janvier 1999, est alors 15e et non-relégable. Cela se corsera par la suite. Toulouse ne grattera plus que quatre points lors des neuf dernières journées et finira lanterne rouge.

Saison 2000-2001, le grand bazar

Après une seule saison au purgatoire, le TFC retrouve la Ligue 1, toujours à 18 clubs. Les dirigeants font à peu près n’importe quoi en été comme en hiver, avec notamment huit départs pour quatre arrivées en janvier, dont celle de l’ancien Canari voyageur Reynald Pedros. Dès octobre 2000, Robert Nouzaret a succédé à Alain Giresse sur le banc.

Au bout de 25 journées, Toulouse est déjà avant-dernier, avec 24 points. Trois unités de plus qu’actuellement, tout de même. Et quatre longueurs de moins que l’OM d’alors, premier non-relégable.

Malgré les 15 buts de l’artilleur colombien Victor Bonilla, les Violets finissent à cette même 17e place. Pour cause de soucis financiers, ils fileront en National sans passer par la case Ligue 2. Le président Olivier Sadran récupère alors un club moribond.

Bonus : Saison 2003-2004, celle qui redonne espoir (même si…)

Avec quelques grognards (Revault, Lièvre, Prunier puis Bancarel) pour encadrer les Pitchouns (Emana, Giresse, Cardy…), le TFC enchaîne deux montées et retrouve l’élite. Au bout de 25 journées, il pointe à l’avant-dernière place (comme aujourd’hui) avec 21 points (toujours comme aujourd’hui).

Quatre victoires, six nuls et trois défaites plus tard, l’équipe d’Erick Mombaerts terminera à la 16e place et sauvera sa peau dans l’élite. Le TFC n’est plus descendu en L2 depuis. L’exemple a de quoi inspirer Arribagé et ses joueurs.

A condition de ne pas fouiller plus profond. En effet, au même stade de la saison, le Toulouse d’alors ne comptait que trois points de retard sur la 17e place, contre le double aujourd’hui. La dynamique n’était pas non plus du tout la même. Dans la foulée du regretté attaquant brésilien Fernandao (prêté par Marseille), arrivé au mercato d’hiver, le TFC a réalisé une seconde moitié de saison canon, alors qu’il ne comptait que 12 misérables points à mi-parcours.

L’équipe entraînée désormais par Dominique Arribagé, qui n’a recruté personne en janvier, reste sur sept matchs sans victoire, dont cinq en Ligue 1…

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