Dans un laboratoire de police scientifique lors d'une analyse ADN
Dans un laboratoire de police scientifique lors d'une analyse ADN - Jeff Chiu/AP/SIPA

Dans les séries américaines, Les Experts de la police scientifique manipulent l’ADN des suspects comme d’autres iraient acheter du pain. Tout paraît toujours très simple, un bout de tissu microscopique récupéré sur une scène de crime dans un tube à essai, auquel on ajoute une substance et quelques minutes plus tard, le profil génétique du tueur apparaît.

Technique plus rapide

La réalité des laboratoires est nettement moins glamour. Mais la technique la plus fréquemment utilisée ressemble fort à celle employée par Grissom et Willows : les scientifiques analysent des fragments d’ADN en utilisant un gel alimentaire connu sous le nom d’agarose. Elle permet de séparer les molécules d’ADN selon leur taille, ce qui permet de caractériser en quelque sorte chaque individu, mais aussi de vérifier la qualité d’un échantillon.

Grâce à un chercheur toulousain, les scientifiques des laboratoires de biologie moléculaire vont pouvoir se passer de ce fameux gel. « Nous travaillons avec un outil innovant qui n’utilise pas l’agarose mais une technique plus facile à mettre en œuvre et qui permet de séparer l’ADN plus rapidement et de le concentrer », explique Aurélien Bancaud, chargé de recherche CNRS au sein de l’équipe N2IS du LAAS.

Une nouvelle méthode d’analyse de l’ADN primée par la Société française de chimie.https ://www.laas.fr/public/fr/node/991

Posté par Laas-Cnrs sur mardi 2 février 2016

 

Grâce à sa nouvelle méthode d’analyse, appelée µLAS, il vient de recevoir le prix d’instrumentation de la Société française de chimie. Son innovation permet de caractériser l’ADN en 10 minutes seulement et surtout de meilleurs niveaux de sensibilité.

Un appareil à l’étude

De quoi séduire de nombreux laboratoires, et pas uniquement de police scientifique, mais aussi de recherche dans les maladies génétiques par exemple. Après un brevet, le projet µLAS a intéressé une start-up de l’agglomération toulousaine, Picometrics Technologies.

Celle-ci travaille à la création d’ici quelques mois d’un appareil qui permettra à la fois de séparer les molécules d’ADN selon leur taille à partir d’un échantillon, les concentrera, le tout en un temps record.

Mots-clés :