Salle de culture au sein de l'institut de m?decine mol?culaire, l'INSERM, de Rangueil. 22/10/2010 Toulouse
Salle de culture au sein de l'institut de m?decine mol?culaire, l'INSERM, de Rangueil. 22/10/2010 Toulouse - Fr?d?ric Scheiber/20MINUTES

C’est une découverte un peu fortuite, mais qui pourrait redonner l’espoir à de nombreuses personnes atteintes d’un cancer du pancréas. A l’occasion de la Toulouse Onco Week, un congrès international autour de la lutte contre le cancer qui se déroule jusqu’à dimanche dans la Ville rose, une équipe de chercheurs de l’Inserm a annoncé avoir fait une découverte qui pourrait déboucher sur un traitement freinant la progression de ce cancer qui enregistre chaque année 13.000 cas en France.

Un traitement pas avant « cinq à dix ans »

Depuis plusieurs années, Pierre Cordelier, directeur de recherche au centre de recherche en cancérologie de Toulouse, menait une étude sur une enzyme appelée cytidine déaminase (CDA). Il a découvert dans un premier temps que sa modification permettait de sensibiliser les cellules cancéreuses à la chimiothérapie.

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Mais en l’éliminant, il s’est rendu compte que « la prolifération des cellules cancéreuses est sévèrement réduite, sans même aucune chimiothérapie », explique le scientifique.

« On croyait qu’enlever la CDA ne faisait qu’aider la chimiothérapie. Mais, ce qui est totalement inattendu, c’est qu’en l’éliminant, on bloque la progression de la tumeur », poursuit Pierre Cordelier. Cette annonce ouvre la possibilité d’un nouveau traitement, mais qui ne pourrait certainement pas voir le jour avant « cinq à dix ans », estime le chercheur.

Aujourd’hui, le taux de survie à 5 ans des personnes atteintes de ce cancer est de seulement 8 %.

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