En septembre 2015, Abdalah et Fatma, une famille originaire de Homs, qui avait trouvé refuge dans les immeubles voués à la destruction d'Habitat Toulouse.
En septembre 2015, Abdalah et Fatma, une famille originaire de Homs, qui avait trouvé refuge dans les immeubles voués à la destruction d'Habitat Toulouse. - Remy Gabalda /AFP

Il y a un an, près de 200 Syriens originaires de la ville de Homs, trouvaient refuge dans deux immeubles du quartier des Izards, voués à la destruction. D’ici deux mois et la fin de la trêve hivernale, les occupants de ces bâtiments, propriétés d’Habitat Toulouse, devront avoir quitté les lieux.

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540 euros d’indemnités d’occupation par mois

C’est en tout cas le sens de la décision rendue ce jeudi par le tribunal d’instance de Toulouse. Vingt-deux familles avaient en effet été assignées en justice par le bailleur social pour occupation illégale de ces logements insalubres. Entre-temps, la préfecture avait engagé une procédure pour reloger 170 personnes. Une bonne partie a trouvé un point de chute.

Pour l’association du Droit au logement (DAL), le jugement rendu ce jeudi est « très sévère ». « Ils retiennent que ce sont des demandeurs d’asile, qu’ils sont dans une situation sociale particulièrement défavorisée et on leur colle 540 euros d’indemnités d’occupation par mois depuis l’assignation en septembre. Cela montre bien comment la mairie accueille ces gens qui ont fui la guerre, ont réussi à traverser l’Europe sans mourir. C’est scandaleux », s’emporte l’un de leurs avocats, Julien Brel.

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