Illustration: un ours dans les Pyrénées.
Illustration: un ours dans les Pyrénées. - FRILET/SIPA

Samedi, juste après le marché, les habitants du village pyrénéen d’Aspet, au sud de la Haute-Garonne, n’iront pas à l’apéro mais à « Api’Ours ». Ils vont planter des pommiers, des poiriers et des pruniers, de souche local et bien rustique. Ils donneront ainsi le coup d’envoi de l’opération lancée par l’association pro-ours Ferus pour préserver la biodiversité du massif.

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Ce verger est le premier d’une longue série qui vise « à planter des arbres fruitiers ou à placer des ruches dans le but de favoriser la pollinisation, de maintenir l’apiculture en zone de montagne, et d’assurer ainsi la fructification nécessaire à la survie de la faune sauvage, dont l’ours fait partie ».

L’ours se nourrit de fruits de saison

Non pas que les Aspétois aient envie d’allécher les ours avec un garde-manger. « Ce premier verger est dans le village, c’est symbolique. Mais nous avons repéré d’autres parcelles en altitude où ils pourront cueillir des fruits », précise Aurélia Puerta, chargée de mission à Ferus. Car l’ours est un écolo qui s’ignore, s’il écharpe quelques brebis, il se nourrit à 80 % de fruits de saison.

Le deuxième verger Api’Ours devrait être planté sur la commune de Melles à l’automne. L’association tente aussi de convaincre des maires ariégeois de céder des parcelles.
 

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