La bulle 1969, dans un appartement new-yorkais le jour de l'alunissage avec sa télé noir et blanc
La bulle 1969, dans un appartement new-yorkais le jour de l'alunissage avec sa télé noir et blanc - H. Menal - 20 Minutes

Si vos enfants n’ont jamais vu de téléphone filaire à cadran, tout n’est pas perdu. La Cité de l’Espace, qui rouvre après un mois de travaux, a ressorti sa collection et activé sa machine à remonter le temps.

Sa nouvelle exposition temporaire, baptisée L’espace, quelle histoire !, fonctionne sur le mode des « bulles temporelles », avec quatre arrêts, à quatre moments clés de la conquête spatiale. « Mais nous avons voulu les faire vivre de façon intimiste en les replaçant dans le quotidien de leur époque », détaille Marc Moutin, le directeur des expositions. Et côté évolution domestique, 60 ans d’histoire font figure d’années-lumière.

Des calculettes préhistoriques

Du coup, quand en 1961, Youri Gagarine devient le premier homme dans l’espace, on se retrouve dans une salle de bains russe, à la dure, avec comme seul moyens de suivre l’expédition un gros poste de radio. Quelques pas sur la moquette, et le visiteur se retrouve en 1969, dans un appartenant New-Yorkais où des Américains savourent leur revanche en regardant sur leur télé noir et blanc des astronautes qui marchent sur la Lune. Et qui tapotent sur une calculette moins puissante que celle d’un collégien d’aujourd’hui.

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La promenade délicieusement vintage devient un peu plus techno quand on arrive en 1997, quand un rover se pose pour la première fois sur Mars, puis en 2009 quand la Station spatiale internationale (ISS) atteint les six « pensionnaires ».

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Ce voyage est rythmé d’ateliers interactifs et ludiques où l’on apprend à faire atterrir (frais) sans le casser ou à faire flotter un drapeau là où il n’y a pas d’air. Sans compter une animation en live très réussie qui remonte aussi loin que les hommes ont voulu voler, d’Icare à Léonard de Vinci, en passant par un chinois mégalo qui avait bardé - sans succès - le dessous de son fauteuil de feux d’artifice.

Des jeux sympas

Cette rétrospective est visible jusqu’à fin août. Mais la Cité de l’Espace se prépare aussi à une année riche en soirées spéciales. Il y aura notamment les adieux à la sonde Rosetta qui rejoindra Philae en septembre en se posant sur la comète « Tchouri ». Et surtout le départ du spationaute Thomas Pesquet, le plus célèbre des ex-étudiants toulousains, pour l’ISS. Ce sera le 16 novembre.

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