Dans une cantine scolaire toulousaine
Dans une cantine scolaire toulousaine - F. SCheiber / 20 Minutyes

Depuis la rentrée, devant les écoles toulousaines on ne parle pas uniquement de la pluie et du beau temps. La hausse des tarifs des cantines et du Clae, décidées par la municipalité, occupe les discussions. Un mécontentement que la FCPE, une des principales fédérations de parents d’élèves, a souhaité évaluer.

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90 % de parents se déclarent mécontents

« Nous avons voulu mieux comprendre l’impact de ces hausses de tarifs. Nous avons eu des remontées de certaines familles qui nous ont expliqué que cela multipliait par deux, parfois par trois, ce qu’elles devaient payer par mois. Comme nous n’obtenions pas les chiffres de la part de la mairie, nous avons donc lancé fin décembre un questionnaire en ligne auquel 600 familles, réparties dans 70 écoles différentes, ont répondu », indique Hélène Rouch, la présidente départementale de la FCPE 31.

Plus de 15 Ecoles mobilisées à Toulouse pour dire non aux hausses de tarifs qui excluent les enfants du périscolaire et de la cantine a Toulouse. La semaine de la Nuit des Ecoles ca commence lundi !

Posté par FCPE 31 sur vendredi 22 janvier 2016

 

Dans 90 % des cas, celles-ci déclarent que ces hausses « sont inacceptables et injustifiées ». « Parmi les familles qui laissaient leurs enfants au périscolaire le matin, 60 % de celles qui ont répondu indiquent qu’elles ont retiré leurs enfants. Cela se traduit par des enfants qui parfois attendent devant l’école jusqu’à la sonnerie », indique Hélène Rouch.

Elles sont aussi 30 % à ne plus mettre leur enfant le soir au Clae. Et selon leurs déclarations, 4,5 % d’entre elles les ont carrément retirés de la cantine. « Cela montre le mécontentement des parents. Nous espérons que la mairie va l’entendre et changer ses décisions budgétaires », plaide cette représentante des parents d’élèves.

11.600 enfants paient leur repas 1 euro

Une étude que la mairie ne commente pas. Mais selon ses services, les inscriptions dans les cantines toulousaines ont baissé de 2,5 % en septembre 2015 comparé à septembre 2014 et augmenté de 6,7 % le mois suivant.

En 2014-2015, 6.500 enfants dont les revenus des parents n’excédaient pas 900 euros mensuels bénéficiaient de la gratuité des cantines. Avec la fin de la gratuité, 11.600 enfants de familles ayant un revenu maximum de 1.000 euros sont désormais concernés par les repas à 1 euro, sur 32.600 élèves inscrits au service de restauration scolaire.

Et comme elle l’avait annoncée, la mairie a fait bénéficier 900 enfants d’une exonération pour des raisons sociales. « Il faut des règles claires et transparentes. Avec ce cas par cas, ce n’est plus le cas », dénonce Hélène Rouch.

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