Illustration consommation d'alcool sur la voie publique à Toulouse
Illustration consommation d'alcool sur la voie publique à Toulouse - FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Boire une mousse l’été à Saint-Pierre sur les quais de la Garonne, ce n’était plus vraiment légal depuis l’arrête anti-alcool pris par la mairie de Toulouse en juillet dernier. Il interdisait la consommation d’alcool du 1er mars au 30 septembre, de 16h à 6h du matin, sur un périmètre restreint du centre-ville.

Saint-Michel et le Ravelin concernés

Le maire de Toulouse s’apprête à signer un nouvel arrêté identique, mais cette fois l’interdiction porte sur toute l’année. Et de nouvelles zones sont même concernées : la Grande rue Saint-Michel et la place du Ravelin.

 

Périmètre du nouvel arrêté interdisant la consommation d’alcool sur la voie
publique à l’année pris par la mairie de Toulouse - Janvier 2016. - Mairie de Toulouse

 

Ceux qui d’aventure essaieraient de siroter leur verre en dehors des terrasses de café en seront pour leurs frais. Entre le 1er janvier et le 31 octobre 2015, la police a dressé 1.310 PV à 38 euros pour cette raison, contre 1.026 procès-verbaux en 2014 qui prenaient appui sur d’anciens arrêtés.

« Cela nous permet d’intervenir lorsqu’il y a des attroupements et des nuisances sonores. C’est un outil de répression mais aussi de dissuasion qui permet de persuader les gens de circuler », avance l’adjoint à la sécurité, Olivier Arsac.

Un précédent arrêté pris par l’équipe municipale de Pierre Cohen avait été annulé en avril 2015 par le tribunal administratif à la demande d’un citoyen critique sur les atteintes à la liberté. Celui pris l’été dernier n’a pas été attaqué. Il a déjà reçu le feu de la commission des libertés publiques le 19 décembre et attend la signature du maire pour entrer en vigueur.

Efforts sur la lutte contre l’alcoolisation

Au-delà des nuisances sonores, olivier Arsac invoque les problèmes de délinquance et d’agressions récurrents, notamment de jeunes filles, sur fond d’alcool.

« Lors de l’arrêté pris l’an dernier, nous avions regardé les statistiques et il y avait effectivement plus de plaintes l’été. Mais, le préfet nous demande de faire des efforts dans la lutte contre l’alcoolisation », poursuit l’élu qui assure « ne pas vouloir empêcher les gens de s’amuser ». Dans son viseur, les épiceries de nuit qui selon lui « ne respectent pas l’interdiction de vente d’alcool après 22 heures ».

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