Illustration d'une recherche scientifique sur des cellules; et d'un microscope.
Illustration d'une recherche scientifique sur des cellules; et d'un microscope. - Jens Meyer/AP/SIPA

L’obésité a des conséquences directes sur la santé et peut favoriser la propagation de tumeurs vers d’autres organes en cas de cancer de la prostate. C’est ce qu’ont démontré des scientifiques toulousains qui viennent de publier le résultat de leur recherche dans la revue Nature Communications.

Plus d’agressivité chez les patients obèses

Les chercheurs de l’institut de pharmacologie et de biologie stucturale (CNRS/Université Paul-Sabatier), en collaboration avec le service d’urologie de l’Institut universitaire du Cancer de l’Oncopole, ont démontré qu’en cas d’obésité, le tissu graisseux qui entoure la glande prostatique facilite l’émergence des cellules tumorales en dehors de la prostate. Leurs recherches ont été publié dans la revue Nature Communications.

« Chez un patient obèse souffrant d’un cancer de la prostate, les cellules cancéreuses ont plus de capacité à sortir localement de cet organe, explique Catherine Muller, une des chercheuses responsables de l’étude. Avec un tissu graisseux plus abondant, les cellules de ce tissu fabriquent un signal qui attire les cellules du cancer hors de la prostate ».

On savait déjà que l’obésité pouvait avoir des conséquences sur la santé, en favorisant des cancers agressifs mais ces recherches donnent aujourd’hui un éclairage sur les mécanismes à l’origine de cet effet. Leurs résultats des chercheurs toulousains, qui font l’objet d’un brevet, ouvrent de nouvelles pistes pour le traitement du cancer de la prostate, l’un des plus fréquents chez l’homme. « L’intérêt de ce travail est le signal de ces cellules prostatiques, précise Catherine Muller. Il existe des médicaments traitant d’autres pathologies que le cancer qui pourraient peut-être interrompre ce signal ».

 

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