Au Mirail, l'immeuble des Castalides, appelé
Au Mirail, l'immeuble des Castalides, appelé - B. Colin / 20 Minutes

Dans un an, les Castalides ne feront plus partie du paysage des habitants du Mirail. Cet ensemble de 399 logements de la rue Aristide-Maillol, appelé « l’immeuble de la honte » par les riverains, sera complètement rasé d’ici janvier 2017.

Démolition à partir de l’été 2016

En 2013, les Toulousains découvraient les conditions de vie de ses habitants, entre immondices, délabrements et trafics en tous genres.

Les Castalides, dans le quartier du Mirail en 2013. Fred. Scheiber

 

Sans-papiers logés là par des marchands de sommeil ou simples locataires dans la légalité, tous ont été depuis relogés après une expulsion des derniers récalcitrants en août 2013, à grands renforts policiers.

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Depuis, le bailleur social Habitat Toulouse, déjà propriétaire de la moitié des appartements, s’évertue à racheter les autres logements en vue de leur démolition entérinée en septembre 2014 lors d’un conseil municipal. La mairie en a acquis de son côté via l’Etablissement public foncier local.

« Nous sommes en train de racheter 37 appartements », indique Franck Biasotto, le président d’Habitat Toulouse. D’ici à la fin du mois de juillet, les travaux de désamiantage seront terminés et la phase de démolition par grignotage pourra débuter.

La piste des logements étudiants

Reste à savoir ce qu’il adviendra du terrain. Plutôt que de le raser, l’ancienne municipalité envisageait de rénover l’immeuble pour en faire des logements pour les étudiants, notamment ceux de l’Université Jean-Jaurès et de l’école d’Architecture, à quelques mètres de là. Trop coûteux selon la nouvelle équipe municipale. Habitat Toulouse et la mairie auront déboursé plus de 11 millions d’euros pour le rachat et la démolition des Castalides.

« Aujourd’hui cet immeuble est un obstacle pour faire le lien entre le quartier et l’Université. S’il faut qu’une partie de ce foncier soit transformée en logement étudiant, pourquoi pas. Nous avons indiqué au président de l’Université Jean-Jaurès que nous l’associerions à la concertation, indique Jean-Luc Moudenc (LR), le maire. L’idée de créer aussi une maison de retraite n’est pas exclue. »

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