Georges Méric (PS), le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne
Georges Méric (PS), le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne - SIPA

Pour lui, c’est non. Le socialiste Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, s’oppose à son tour à l’adoption de la déchéance de nationalité à l’encontre d’auteurs de crimes terroristes, que ce soit pour les binationaux ou pour l’ensemble des Français. Selon ce médecin, une telle mesure « engendrerait une rupture de l’égalité fondatrice de la notion même de citoyenneté ».

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Dans une tribune, dont des extraits ont été publiés sur le site Internet de La Dépêche du Midi, Georges Méric se prononce plutôt pour « une mesure d’indignité nationale pour tous ceux qui, indifféremment de leur statut, prendraient les armes contre notre pays et nos concitoyens ».

Catherine Lemorton et Kader Arif aussi

Dans ce débat qui agite la gauche, deux députés socialistes de la Haute-Garonne se sont déjà prononcés contre la déchéance de nationalité : Catherine Lemorton et l’ex-ministre Kader Arif, proche de François Hollande.

 

Lundi, Carole Delga, la nouvelle présidente socialiste de la Région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées et ex-ministre du gouvernement Valls, avait estimé que la déchéance de nationalité ne devait « pas être l’alpha et l’omega » d’une nouvelle législation sur la lutte contre le terrorisme.
 

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