Un ours dans les Pyrénées françaises en 2013
Un ours dans les Pyrénées françaises en 2013 - ONCFS equipe ours

Le 1er janvier, un Ariégeois a pu observer à une trentaine de mètres de distance un ours gambadant sur le versant français des Pyrénées. Une rencontre à cette période de l’année qui est loin d’être courante. En règle générale, les plantigrades passent la nuit de la Saint-Sylvestre bien au chaud dans leur tanière. Sauf que cette année, le réchauffement climatique a certainement eu une incidence sur leur hibernation.

Dépendant du sexe, du stock de graisse…

Les températures douces enregistrées ces dernières semaines sur le massif ont poussé certains membres de cette petite communauté d’une trentaine d’ursidés à jouer les prolongations.

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La plupart ont déjà changé de zones géographiques et sont moins présents sur leurs lieux de villégiature estivaux où sont installées les caméras de l’équipe technique ours qui les suit.

En plus des conditions météo, l’entrée en hibernation est très variable selon les individus, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, de son stock de graisse ou de son âge.

« Une ourse avec des petits sera plus prudente et entrera en tanière plus tôt qu’un jeune adulte mâle qui peut traîner plus longtemps à la recherche de ressources alimentaires qui baissent en cette période. Mais dès qu’il commencera à dépenser plus d’énergie qu’il n’en récupère, l’ours entrera en hibernation. Que ce soit plus tard dans l’hiver n’a pas un impact négatif », assure Alain Reynes de l’association Adet-Pays de l’ours.

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Les neiges qui viennent de tomber ces derniers jours sur le massif devraient pousser les récalcitrants à se mettre au chaud jusqu’au printemps. Mais si le temps venait à devenir clément toute l’année, l’hibernation des ours, qui dure de 1 à 7 mois, pourrait ne plus être d’actualité du tout.

Ils sortent parfois durant leur hibernation

En attendant, durant ces quelques semaines d’hivernation, ils ne sont pas complètement inactifs. De temps en temps, lorsque le soleil brille et atteint leur refuge, ils sortent de leur torpeur et se font dorer la pilule. « Un ours des Pyrénées, Boutxy, a ainsi été suivi une fois durant son hibernation, en 2001. L’équipe ours avait localisé sa tanière et a pu l’observer. De temps en temps, il pouvait sortir, faire 3 mètres et rester sans bouger à accumuler de la chaleur dans sa fourrure noire », indique Alain Reynes.

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