Abel Chennouf aurait eu 29 ans ce jeudi. Mais ce militaire a croisé la route du tueur au scooter, à Montauban, le 15 mars 2012. Lors d’une semaine sanglante que Nicolas Sarkozy, interviewé sur Europe 1 mercredi matin, a habilement escamotée en évoquant son mandat à l’Elysée.

 

« Pardon de vous le dire, j’ai été en charge de la sécurité de la France comme ministre de l’Intérieur et Président de la République de 2002 à 2012. De 2002 à 2011, il n’y a pas eu un seul attentat en France », a expliqué au micro l’ancien Président de la République.

« A des fins purement électoralistes »

Tout est vrai. Mais volontairement édulcoré, ce qui a provoqué « la totale indignation » d’Albert Chennouf-Meyer, le père d’Abel Chennouf. « Dans le bilan qu’il présente, Nicolas Sarkozy omet à dessein de mentionner que son quinquennat s’est terminé par les tueries atroces perpétrées à Toulouse et Montauban en mars 2012 lors desquelles sept victimes, dont trois enfants, ont perdu la vie », rappellent sévèrement les avocats d’Albert Chennouf-Meyer dans un communiqué.

« Ces déclarations à des fins purement électoralistes revêtent une particulière indécence à l’égard des familles des victimes toujours plongées dans la douleur et témoignent d’un profond irrespect pour la mémoire des victimes », conclut le communiqué.