Insertion d'un tag en nanoparticules dans une carte plastifiée.
Insertion d'un tag en nanoparticules dans une carte plastifiée. - Nanolike

Vous avez peut-être déjà vécu ce flottement, lors d’un entretien d’embauche, au moment ou l’on vous demande de justifier de vos diplômes. Ce moment de solitude quand vous réalisez que les originaux sont dans un tiroir de votre chambre d’adolescent ou, pire, dans un carton qui s’est évanoui dans la nature.

Au format d’une carte bancaire

Voilà une mésaventure qui n’arrivera pas aux quelque 500 nouveaux ingénieurs sortis de l’Insa Toulouse, diplômés lors d’une cérémonie officielle samedi. Ils ont bien reçu leur diplôme papier à encadrer, mais aussi une petite carte plastifiée, du format d’une carte bancaire. Facile à ranger dans son portefeuille, elle atteste à elle seule de l’authenticité de leur cursus à l’Insa.

Un smartphone suffit pour vérifier

Ces cartes ont été fabriquées par la start-up toulousaine Nanolike, cofondée justement par deux ingénieurs Insa. « Nous intégrons à l’intérieur des objets des marquages à base de nanoparticules, 100.000 fois plus petites que le diamètre d’un cheveu », explique Jean-Jacques Bois, l’un des créateurs.

Concrètement, grâce à cette technologie, baptisée Nanoproof®, le recruteur va pouvoir faire apparaître le logo luminescent de l’Insa grâce à une simple lampe UV. Puis, en flashant simplement le QR code intégré au support avec son smartphone, il accédera à un serveur sécurisé pour authentifier les données détaillées du diplôme.

Voilà qui devrait soulager le standard de l’Insa. « Nous avons choisi Nanolike car nous recevons de plus en plus d’appels émanant de recruteurs qui souhaitent vérifier que le candidat est bien passé chez nous, ou qu’il a bien terminé son cursus », indique la direction. Sans compter les appels des ex-élèves distraits qui ont égaré le diplôme.

Un cauchemar pour les faussaires

La carte est infalsifiable et impossible à reproduire, toucher au marquage revient à la détruire. Un vrai cauchemar pour les contrefacteurs puisqu’ils ne possèdent pas la technologie intégrée de Nanolike.

L’école d’ingénieurs de Toulouse est le tout premier client de Nanolike. Les 500 cartes ont été les tout premiers produits fabriquer sur les machines flambant neuves de la start-up. « Mais nous prévoyons de fabriquer un million de pièces l’année prochaine », assure Jean-Jacques Bois.

« Dans la sécurité, il faut toujours avoir un coup d’avance sur les faussaires »

Objets de luxe, grands crus ou pièces aéronautiques, la technologie Nanoproof® peut certifier de l’authenticité d’un tas d’objets. « Y compris des documents officiels », précise Jean-Jacques Bois pour qui « dans la sécurité, il faut toujours avoir un coup d’avance sur les faussaires ». Dans le climat sécuritaire post-attentats de Paris, cet objectif devrait faire mouche.

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