Toulouse: Le trafic automobile pompe le bon air de la Ville rose

POLLUTION L’Observatoire de l’air en Midi-Pyrénées vient de rendre son bilan sur la qualité de l’air…

Beatrice Colin

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Pollution automobile. station de detection et d'analyse des polluants mise en place par l'ORAPIP. (Observatoire Regional de l'air en Midi Pyrenees.). Rocade.

Pollution automobile. station de detection et d'analyse des polluants mise en place par l'ORAPIP. (Observatoire Regional de l'air en Midi Pyrenees.). Rocade. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

Vous habitez à côté du périphérique toulousain et l’hiver vous êtes un adepte d’une petite flambée ? Si vous avez des petits problèmes respiratoires, ne cherchez plus, vous êtes une des victimes de la pollution. Sans compter les alertes à l’ozone l’été durant les fortes chaleurs.

 

Le trafic routier et le chauffage au bois sont sur le podium des principales sources de pollution dans l’agglomération toulousaine et plus largement en Midi-Pyrénées. C’est ce que pointe l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip) dans son bilan de la qualité de l’air de 2014.

Pollueur payeur pour la commission européenne

« Nous assistons à nouveau à une hausse des niveaux de dioxyde d’azote. Nous devrons croiser ces données avec le comptage routier, mais ce qui est sur c’est que le trafic automobile est le premier émetteur de dioxyde d’azote (NO₂) », assure Dominique Tilak, la directrice de l’Observatoire.

Au point que la valeur limite pour la protection de la santé n’est pas respectée sur l’agglomération toulousaine et que celle-ci fait partie des zones visées par une procédure de contentieux de la commission européenne. Au-delà des pics ponctuels, il existe aussi une pollution de fond, pas uniquement autour des boulevards et de la rocade, mais aussi rue de Metz, en plein centre-ville.

De quel bois je me chauffe, de celui qui pollue

Avec des résultats mauvais aussi en matière de particules fines (PM 2,5). Les habitants de Midi-Pyrénées émettent chaque année 5 kg par habitant de PM 2,5 quand la moyenne nationale est de 3 kg. Il faut dire que la région est la troisième de France la plus consommatrice de bois pour se chauffer.

Or, sa combustion est une source importante de gaz à effet de serre. Et reste néfaste pour la santé. Selon une étude de l’Institut national de veille sanitaire, si la concentration de ces particules baissait, cela pourrait faire gagner jusqu’à 3,6 mois d’espérance de vie.

La pollution atmosphérique réduit notre espérance de vie

Donc pour respirer un air de meilleure qualité dans la Ville rose, il faut soit opter pour une meilleure isolation, marchez un peu plus et rouler un peu moins en voiture, mais aussi faire une croix sur les soirées au coin du feu.