La manifestation du 21 février à Toulouse a dégénéré. Archives.
La manifestation du 21 février à Toulouse a dégénéré. Archives. - SIPA

Les manifestations anti-Sivens qui ont eu lieu à Toulouse, et notamment celle qui a dégénéré le 21 février, n'ont pas fini de produire leurs effets. Pour preuve, un Toulousain de 40 ans a été placé en garde à vue mercredi. Dans le collimateur des enquêteurs de la sûreté départementale, le site alternatif et anar IAATA pour «Information Anti-Autoritaire Toulouse et Alentours» et plus précisément l'article intitulé «21 février: Lapins de Garenne, acte 2» posté le 1er mars.

Feinter les « bakeux »

Dans cet article, l'auteur fait un retour sur la manifestation en pointant les erreurs que les militants ont commises. Il indique notamment comment feinter les «bakeux», les policiers de la brigade anticriminalité, et conseille de «renforcer» les banderoles pour s'en servir de «bouclier» et même de renvoyer les bombes lacrymogènes sur les policiers.

Bref, de quoi motiver les enquêteurs. Ils ont donc cherché à identifier le(s) administrateur(s) de IAATA, finissant par remonter jusqu'au militant interpellé mercredi matin. A l'issue de sa garde à vue, il s'est vu notifier une convocation devant le tribunal le 29 juin pour «provocation publique à la commission d'un délit ou d'un crime».

De source proche du prévenu, il conteste être l'auteur de l'article. IAATA étant par essence participatif, près de 150 contributeurs pourraient «poster» leurs messages. Y compris, et certains ne s'en sont pas privés, pour émettre des points de vue radicalement différents.

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