Illustration réunion NPA
Illustration réunion NPA - Revelli-Beaumont / SIPA

Ce mardi soir, après une rencontre à l'université du Mirail, Farid Esack, militant anti-apartheid et professeur à l'université de Johannesburg en Afrique du Sud, devait donner une conférence à la salle municipale Barcelone sur le thème «L'apartheid, de l'Afrique du Sud à Israël».

Cette réunion publique, autorisée par la municipalité le 18 mars après une demande du NPA 31, a finalement été interdite en cours de journée par la mairie de Toulouse «pour risque de troubles à l’ordre public».

Coorganisée avec l’association Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), dont Farid Esack est le président pour l'Afrique du Sud, la manifestation demande le boycott des produits israëliens et milite pour «élever la conscience sur la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens». 

Tensions déjà en janvier

A l'université du Mirail, plus tôt dans la journée, la tension était montée d'un cran entre des militants du BDS et des représentants de l'Union des étudiants juifs de France. Cette dernière avait d'ailleurs demandé la semaine dernière l'interdiction de la tournée française de Farid Esak.

En janvier, lors d'une opération de distribution de tracts des militants BDS à la sortie du métro Balma-Gramont, ces derniers avaient eu maille à partir avec des représentants de la communauté juive.

«Au vu du contexte, je ne peux tolérer qu’une réunion publique risquant de prôner la discrimination à l’égard de personnes de confession juive et produits commerciaux associés à la religion juive et à l’Etat d’Israël se tienne à Toulouse, dans une salle municipale», a expliqué le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP).

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