Toulouse: Grâce à un petit cric made in Haute-Garonne, leur mal de dos s'est envolé

SANTE Selon une étude, l'implant mis au point par la société balmanaise Vexim permet de réduire massivement la douleur et d'arrêter la prise d'antalgiques...

Beatrice Colin

— 

SpineJack est un cric en titane. Lancer le diaporama

SpineJack est un cric en titane. — f . scheiber / 20 minutes

Ce petit cric en titane, mis au point par la société balmanaise Vexim, est aujourd'hui implanté dans la colonne de 18.000 patients à travers le monde.

Le «Spinejack», qui permet de traiter une grande partie des fractures vertébrales, fait de plus en plus ses preuves. Selon une étude menée auprès de 103 patients victimes d'un accident ou d'une chute, les douleurs au dos ont baissé de 85% deux ans après l'opération de leur fracture des vertèbres et la pose de cet implant.

Ces patients ont aussi arrêté de se bourrer d'antidouleur, 98,3% ne prennent plus rien pour leur mal de dos.

«Au bout de deux ans, ces patients ont une douleur qui a pratiquement disparu, or lorsqu'on a une fracture des vertèbres c'est très douloureux. Contrairement à d'autres technologies, le Spinejack permet d'apporter une solution simple qui peut se faire en ambulatoire. La pose dure une demi-heure et se fait par deux petites incisions de 5 millimètres ce qui permet une meilleure récupération», explique Vincent Gardès, le Pdg de Vexim.

Cap sur les Etats-Unis

Ces bons résultats, la société balmanaise compte bien s'en servir pour exporter son Spinejack un peu partout sur la planète.

«Entre les Etats-Unis et l'Europe, on estime qu'il y a 2,5 millions de patients qui souffrent tous les ans d'une fracture vertébrale, due dans 50% des cas à l'ostéoporose, et pour 30% à des traumatismes, notamment des accidents, ou liée à des cancers pour les 20% restant», détaille Vincent Gardès.

Pour l'instant, près de 90% des implantations de Spinejack ont eu lieu en Europe, mais Vexim va lancer une étude clinique aux Etats-Unis pour avoir l'autorisation de le commercialiser en 2017. Passée de 20 à 60 salariés au cours des trois dernières années, cela devrait permettre à la société de poursuivre son expansion à Toulouse mais aussi à l'étranger. Le petit Poucet balmanais lorgne sur un marché potentiel estimé à 150 millions d'euros.

Mots-clés :