VIDEO. Toulouse: Cinq choses à savoir sur l'entrée des Chinois au capital de l'aéroport

ECONOMIE Un consortium chinois vient de racheter 49,99% du capital de l'aéroport Toulouse-Blagnac. Décryptage...

Helene Menal

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Passagers devant l'aerogare Toulouse-Blagnac alors que les de nombreux vols de la compagnie francais Air France sont annules a cause d'une journ√'e de greve des pilotes d'Air France. Toulouse, France. 16/09/2014./LANCELOT_FLA018/Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1409161201

Passagers devant l'aerogare Toulouse-Blagnac alors que les de nombreux vols de la compagnie francais Air France sont annules a cause d'une journ√'e de greve des pilotes d'Air France. Toulouse, France. 16/09/2014./LANCELOT_FLA018/Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1409161201 — SIPA

Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie a annoncé jeudi soir avoir choisi le consortium chinois Symbiose comme acquéreur de 49,99% des parts de l'Etat dans l'Aéroport Toulouse-Blagnac. Enjeux et conséquences de cette décision.

1. Mais qui sont ces Chinois?

D'abord, le lauréat de cette ouverture de capital n'est pas sino-canadien comme longtemps évoqué mais 100% chinois. Le Canadien SNC-Lavalin, déjà exploitant de l'aérodrome de Francazal, n'était qu'un appui opérationnel dans la candidature Symbiose. Ce consortium regroupe deux partenaires. Le premier, Shandong Hi-Speed Group (SDHS) est un groupe public chinois (donc lié au gouvernement) basé dans la province de Shandong. Il est présenté par Bercy comme un «acteur de premier de premier rang dans le secteur des infrastructures de transports en Chine [routes, tunnels, aéroports, etc.]». Le deuxième associé, Friedmann Pacific Asset Management, est un fonds d'investissement basé à Hong Kong et très impliqué dans l'aéronautique.

2. Les Chinois n'auront finalement que 49,99% des actions

La Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, actuel gestionnaire de la plateforme, possède 25% des parts. Toulouse Métropole, la Région et le Conseil général, en ont 5% chacun. Symbiose vient de mettre la main sur 49, 99% des actions. Il en reste 10,01%  appartenant toujours à l'Etat. Une part qui était présentée comme une option à lever en faveur du lauréat dans la procédure. Les collectivités locales ont demandé à l'Etat de garder «ce pied» dans le capital. Réponse positive. Selon, Emmanuel Macron, ces 10,01% ne sont plus à vendre.

3. Ca rapporte gros à l'Etat, et à Toulouse

Le vainqueur de l'appel d'offres va signer un chèque de 308 millions d'euros aux contribuables français. L'offre des Chinois était sur ce point nettement supérieure aux trois autres. Mais lors de l'intense lobbying mené ces dernières semaines, les collectivités locales avaient obtenu des quatre candidats en lice un engagement écrit d'aider au développement des infrastructures locales. «La lettre signée par le lauréat chinois évoque plusieurs dizaines de millions d'euros pour le futur Parc des expositions», a indiqué vendredi matin Jean-Luc Moudenc (UMP), le maire de Toulouse. L'investisseur devrait aussi être sollicité pour la troisième ligne de métro ou encore les infrastructures routières de la zone aéroportuaire.

4. L'augmentation annoncée du trafic inquiète les riverains

Le lauréat s'est engagé à développer l'activité de l'aéroport. Certaines sources évoquent un triplement à long terme du trafic qui est de 7 millions de passagers par actuellement. L'aéroport Toulouse-Blagnac se situe en milieu urbain. Et il paraît difficile d'atteindre ces objectifs sans dégrader la qualité de vie des riverains. Par ailleurs, Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique et social régional (Ceser) est persuadé que le spectre du deuxième aéroport va ressurgir.

5. Pas d'impact sur le personnel

Avant qu'un dialogue s'engage entre les différents actionnaires et que les statuts de l'aéroport soient réécrits, la décision de Bercy doit être abordée au sein de Comité d'entreprise de l'aéroport. Les Chinois se seraient engagés à préserver le personnel et l'équipe dirigeante.

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