Toulouse: Les cinq choses à savoir sur la visite du couple royal de Suède

DIPLOMATIE Le roi Carl XVI Gustaf et la reine Silvia vont faire un passage au pas de charge dans la Ville rose avec visite d'Airbus et du Cnes au programme...  

Beatrice Colin

— 

Carl XVI Gustaf de Suède et la Reine Silvia

Carl XVI Gustaf de Suède et la Reine Silvia — J. Nackstrand-AFP

Après Elisabeth II en 2004, Juan Carlos et la Reine Sophia en 2006, ce jeudi le roi Carl XVI Gustaf et la reine Silvia de Suède sont dans la Ville rose pour une visite surtout orientée business.

Quels sont leurs liens avec la Ville rose ?

La famille royale a des liens importants avec le Sud-Ouest, surtout en Béarn. Jean-Baptiste Bernadotte, l'aïeul du roi Carl Gustaf, est originaire de Pau. Et certains croient savoir qu'il est passé par la Ville rose...

Au-delà de ces considérations généalogiques, on ne peut pas vraiment dire que leur venue est liée à la présence de ressortissants suédois: selon l'Insee, lors du dernier recensement, on comptait en Midi-Pyrénées 224 sujets de sa Majesté, dont 137 domiciliés en Haute-Garonne.

Pourquoi viennent-ils à Toulouse?

Davantage pour l'intérêt industriel de la ville. Le roi et la reine viennent accompagnés de deux ministres (de l'Energie et du Travail) et d'une dizaine de chefs d'entreprises. Les Suédois d'Airbus auront la joie de les croiser lors de leur visite sur la chaîne d'assemblage de l'A350. Car le thème du voyage du couple est bien celui de l'innovation, de la recherche et de l’environnement. Il sera aussi de passage au Cnes pour parler politique spatiale.

Que vont-ils faire de leur journée?

Ils poseront leurs pieds royaux à 10h sur le tarmac de Blagnac avant de visiter les chaînes de l'avionneur. Puis direction Toulouse et l'hôtel d'Assezat pour une visite de courtoisie à la plus vieille académie d'Europe, celle des Jeux floraux.

Le midi, après un apéritif au Salon rouge, ils participeront à un repas dans la salle des Illustres qu'ils partageront avec 160 convives. Ces derniers ont été informés du «dress code» de rigueur: robe pas trop longue, costume et cravate sombres. La révérence n'est pas exigée. Au menu, pas de surströmming, les fameux harengs, mais de vraies spécialités locales mitonnées par les cuisines centrales de Toulouse: foie gras, magret de canard et suprême de pigeonneau.

Pour digérer, grande virée touristique à la basilique Saint-Sernin où un petit concert d'orgue les attend. Leur visite s'achèvera au Cnes avec un passage dans les locaux du centre d'opérations dédié à l'aventure martienne.

Qui vont-ils rencontrer?

Parmi les 160 convives, il y aura évidemment leur hôte, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, ses adjoints, mais aussi cinq parlementaires. Une semaine avant d'aller chercher son prix Nobel d'Economie à Stockholm, le Toulousain Jean Tirole accueillera aussi le couple royal sous les ors du Capitole.

A ses côtés les représentants des grandes entreprises de la Ville rose: Fabrice Brégier, le directeur exécutif d'Airbus, et Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes et l'équipe qui a travaillé sur le robot Philae.

Où les voir? Comment les éviter?

Il y a peu de chance de les croiser à pied, déambulant dans les allées du marché de Noël. Il est prévu que leurs majestés Carl Gustaf et Silvia fassent tous leurs déplacements en voiture. Pour espérer les apercevoir, rendez-vous du côté de Saint-Sernin vers 14h30, histoire d'agiter un petit drapeau bleu et jaune lors de leur passage.

Pour être sûr de ne pas les croiser, il faut par contre éviter les abords d'Airbus à partir de 10h, le centre-ville de 11h30 à 15h30 et le Cnes vers 16h. Ils doivent repartir de Toulouse à 17h30.