Le grand flou. Les discussions piétinent entre Jérôme Fernandez, capitaine de l’équipe de France, et le Fenix. L’avenir toulousain de l’arrière de 37 ans, dont le contrat expire en fin de saison, semble plus qu’incertain. Cependant, l’un des plus beaux palmarès du sport français sera encore l’atout majeur du neuvième de D1, ce mercredi à Sélestat.

Dans une interview au site Handzone, on sent une cassure entre vous et le président Philippe Dallard.

Il n’y a pas de guerre avec le Fenix, ni avec mon président. Il a repris le club voici deux ans alors que celui-ci connaissait de grosses difficultés. Il a réussi à stabiliser la situation. On a démarré des discussions il y a maintenant 18 mois, pour essayer de prévoir un avenir en commun. Si aujourd’hui, le club n’en est pas capable, je n’en voudrais à personne. J’aurais passé de toute façon quatre magnifiques années ici où j’aurais appris beaucoup sur moi. Je vais continuer ma vie et ma carrière. Si c’est à Toulouse, tant mieux.

Vous aimeriez jouer jusqu’aux Jeux olympiques de Rio, en 2016…

J’aimerais effectivement essayer de participer à mes derniers JO à Rio. Il me manque donc un an de contrat comme joueur. Il faut aussi que toutes les conditions soient réunies pour que Toulouse reste un club stable, sain, avec un projet de progression.

Que peut-on dire pour l’instant sur vos chances de rester à Toulouse?

Je ne sais pas si je serai toulousain la saison prochaine ou si je devrai partir. J’en saurai plus dans les prochaines semaines. Avec Patrick Salles (le prédécesseur de Philippe Dallard à la présidence du Fenix), j’avais convenu de terminer ma carrière ici et ensuite de prendre l’équipe comme coach principal. Aujourd’hui, il y a un excellent entraîneur (l’Espagnol Toni Garcia), présent pour deux saisons, qui fait un très bon travail, qui a su gagner la confiance et le respect du groupe.

Après 2016, vous vous voyez donc entraîneur?

Oui. Dans quel projet? Dans quelle ville? Je ne sais pas. Mais j’ai envie qu’un club me donne ma chance et parie sur moi en tant que coach.

Pour revenir au championnat, le Fenix n’a pas de très bons résultats en D1…

Le calendrier est très compliqué depuis le début de saison. De plus, nous avons un effectif un peu court pour jouer sur tous les tableaux. Valentin Porte (abdominaux) est blessé depuis une semaine. Il ne jouera pas à Sélestat. Danijel Andjelkovic (cheville) s’est fait un peu mal à l’entraînement et moi à une cheville à Paris (34-31)…

On sent bien qu’en ce moment, on est sur le fil du rasoir. Une série de trois matchs arrive (Sélestat, Istres, Aix). Si on les gagne, on pourra dire au moment de la trêve qu’on a fait aussi bien, voire mieux que l’année dernière.

Justement, comment voyez-vous la suite de la saison?

Si on bascule à la trêve avec suffisamment de points pour ne pas jouer le maintien, ça nous permettra de travailler sereinement. Ensuite, la Coupe de France commencera et on jouera notre carte à fond lors du «Final four» de Coupe de la Ligue fin mars. Je pense que ce sera notre seule chance de nous qualifier pour une Coupe d’Europe, et surtout de ramener un trophée au club.