Toulouse: Le tricot fait son grand retour

SOCIETE Elles sont plutôt jeunes et pourtant ces adeptes du «do it yourself» passent leur temps à tricoter...

Helene Menal

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Toulouse, le 19 novembre 2014 - La mode du tricot de plus en plus en vogue chez les jeunes

Toulouse, le 19 novembre 2014 - La mode du tricot de plus en plus en vogue chez les jeunes — Beatrice Colin

Marion B., alias Jeanelle la blogueuse, tricote «absolument tout le temps». Et partout, dans la rue comme à la fac. L'étudiante en langue des signes se moque bien de susciter des rires moqueurs. Elle est tombée dans la pelote il y a trois ans. «Je suis passée un jour devant une boutique de laine. Je m'ennuyais et il faisait froid, raconte-t-elle. Je suis rentrée, j'ai acheté une pelote et des aiguilles et je m'y suis mise».

Communauté de triconautes

L'autodidacte a donc renoué à dix-huit ans avec les rudiments qu'elle avait demandés à sa grand-mère quand elle était toute petite. Plus rien ne l'arrête. Elle peut fabriquer des mitaines en moins d'une heure, se lance dans des châles «pointus» mêlant tricot et crochet et poste même des cours sur YouTube.

Son site enregistre plus de 300 visites quotidiennes et ces triconautes ne sont pas vraiment des mémés qui s'occupent au coin du feu. «Ce sont des personnes qui sont dans la tendance Do it yourself, qui cherche à apprendre et à échanger», relève Jeanelle qui a une prédilection pour les accessoires d'hiver - bonnets et écharpes - et retire une «certaine satisfaction» à porter ce qu'elle a fait. Sans compter que les travaux d'aiguille la déstressent et font des cadeaux de Noël plutôt hype.

Cols et cache-pots laineux

Jeanelle affirme avoir déjà converti pas mal de copines à la fac. Ces étudiantes portées sur la pelote, la jeune boutique Arrow Workshop de la rue Sainte-Ursule en voit défiler un paquet. Dans cette «mercerie moderne», qui surfe sur la tendance, les ateliers tricot mensuels sont pleins jusqu'à la fin de l'année. Ils sont animés par Aurélie, kiné de son état, serial tricoteuse reconnue sur les réseaux sociaux et blogueuse impénitente avec sa «Poule à petit pas». «L'engouement pour tricot touche des jeunes d'une vingtaine d'années, mais aussi des actifs qui prennent le temps de s'y adonner et pas exclusivement des filles» assure Romain, le vendeur du magasin.

En ce moment, le top du top, c'est de se tricoter - ou crocheter - un col. Rien n'empêche non plus de faire dans la déco laineuse, en habillant ses pots de fleur pour l'hiver ou en se confectionnant un tapis de sol tout doux.

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