Toulouse: L'hommage sur le fil de funambules des temps modernes

INSOLITE Des slack liners rejoueront samedi la scène immortalisée par le photographe Jean Dieuzaide en 1954...

Beatrice Colin

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Toulouse, le 22 mai 1954 - Les mariÈs funambules convolent au-dessus de la place du Capitole sous l'oeil de Jean Dieuzaide

Toulouse, le 22 mai 1954 - Les mariÈs funambules convolent au-dessus de la place du Capitole sous l'oeil de Jean Dieuzaide — G. Railland

Habitués au grand air et à tendre leurs sangles entre deux cimes des Pyrénées, Paul-Antoine et ses acolytes de Pyrenaline avaient «envie d’un projet urbain», eux qui ont fait leurs armes à la Prairie des Filtres. Ils seront servis.

Samedi après-midi, ces adeptes de slackline s’élanceront à 12 m de haut au-dessus de la place du Capitole. Ils rejoueront une scène immortalisée il y a plus de 60 ans par le photographe Jean Dieuzaide. Le 22 mai 1954, au même endroit, un couple de funambules se disait «oui» avec 20.000 personnes pour témoins.

Financé par crowdfunding

«Pour nous, c’est un challenge technique, car la pression va devoir être supportée par des contrepoids et nous sommes limités au Capitole à cause du parking souterrain. A l’époque, les mariés avançaient sur un fil très rigide, ce n’est pas le cas des sangles très élastiques que nous utilisons, lorsque l’un bouge, l’autre aussi», explique Paul-Antoine qui endossera le voile et la robe de mariée.

Pour apporter un brin de folie supplémentaire à l’événement, les protagonistes ont élaboré un petit scénario «burlesque». Une scène qui sera captée par des caméras et photographes. Car au-delà de l’exploit physique, ce mariage va faire l’objet d’un documentaire, Sur les pas de Jean Dieuzaide, qui retracera l’histoire du cliché du photographe toulousain qui a fait le tour du monde. A l’époque, sa femme, effrayée de voir son mari perché sur les épaules du père de la mariée, n’avait pas assisté à la noce. «Ce serait un beau clin d’œil qu’elle soit là, car mon premier rendez-vous pour ce projet, c’est avec elle que je l’ai eu», raconte Frédéric Marie, le réalisateur qui a lancé un appel au financement par crowdfunding.

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