Toulouse: Soixante ans après, les Mariés funambules de retour sur le Capitole

EXPLOIT Le 11 octobre, des sportifs de haut vol reproduiront au-dessus du Capitole l’exploit des Mariés Funambules qui ont rendu célèbre le photographe Jean Dieuzaide…

Helene Menal

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Toulouse, le 22 mai 1954 - Les mariÈs funambules convolent au-dessus de la place du Capitole sous l'oeil de Jean Dieuzaide

Toulouse, le 22 mai 1954 - Les mariÈs funambules convolent au-dessus de la place du Capitole sous l'oeil de Jean Dieuzaide — G. Railland

C’était un temps où les boîtiers photos étaient argentiques et où les équilibristes s’élançaient sans filet. Le 22 mai 1954, 20.000 Toulousains se massent sur la place du Capitole pour assister ébahis à l’union des Mariés funambules. Le couple se dit «oui» perché sur un câble à plus de 10 mètres de haut. Dans l’assistance, le jeune photographe toulousain Jean Dieuzaide se sent pousser des ailes. Il monte à son tour sur le câble et se juche sur les épaules du père de la mariée pour immortaliser la scène. Le cliché fera le tour du monde et lancera sa carrière.

Un exploit sportif

Soixante ans après, une équipe de funambules des temps modernes, lointaine héritière de l’intrépide photographe, a décidé de réitérer l’exploit des tourtereaux. Le 11 octobre prochain, les slack liners de l’association Pyrénaline traverseront à nouveau le Capitole par la voie des airs, en robe et costume de mariés. Ces sportifs d’un nouveau genre ont remisé les câbles métalliques au profit de sangles de deux centimètres de large. Ils s’entraînent entre les arbres des jardins publics et réalisent leurs plus grands exploits sur des monuments ou dans les Pyrénées espagnoles, entre les pitons rocheux. C’est d’ailleurs au nord de Barcelone, qu’ils ont répété en juillet la fameuse cérémonie toulousaine. Le jour «J», ils seront bien entendu équipés de baudriers.

Un documentaire sur l’histoire du fameux cliché

Cette aventure «Sur les pas de Jean Dieuzaide» s’accompagne du tournage d’un documentaire qui raconte l’histoire du fameux cliché. «Le film de 26 minutes se terminera sur la performance de Pyrénaline. C’est une façon de faire un lien entre le passé et le présent et de dire aussi ce que la photo des mariés révèle de la personnalité de Jean Dieuzaide qui a marqué l’histoire de Toulouse», détaille Frédéric Marie, le réalisateur du documentaire. Son collectif de photographes, On stage studio, fait appel au financement participatif pour produire le documentaire. Pour que l’hommage soit fidèle, il espère surtout que des milliers de Toulousains convergeront vers le Capitole le 11 octobre.

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