Les nouveaux tarifs entreront en vigueur le 1er septembre.
Les nouveaux tarifs entreront en vigueur le 1er septembre. - F. Scheiber / 20 Minutes / Archives

«Je vais m'acheter plein de tickets d'avance», décide une mère de famille des Minimes en apprenant que son titre Tisséo favori, le «ticket 10 déplacements», va augmenter de 50 centimes au 1er septembre pour atteindre 13, 40 €. L'autre inflation notable frappera l'abonnement mensuel classique, généralement financé pour moitié par les employeurs, qui coûtera 46, 80 €, soit 3 € de plus.

Refonte totale à venir


Tous les tarifs jeunes et le ticket jaune à l'unité échappent à ce réajustement décidé mercredi par le Syndicat mixte des Transport en commun (SMTC-Tisséo). Jean-Michel Lattes (UDI), son président, précise qu'il s'agit de «compenser», dans un contexte financier tendu, les effets du relèvement du taux de TVA décidé par le gouvernement. Les hausses prévues pour septembre vont générer 2, 1 millions d'euros de recettes supplémentaires en année pleine, soit exactement la perte entraînée par la hausse de la TVA. Les élus Europe Ecologie-Les Verts de la Métropole ont immédiatement réagi à l'annonce. Ils constatent que «cette augmentation pénalise d'abord les usagers les plus fidèles »et regrettent que Tisséo n'ait pas saisi l'occasion pour «remettre à plat l'ensemble de la politique tarifaire». Un dernier point partagé par les socialistes métropolitains. «La question des gratuités en général doit être abordée. Nous devons nous demander si les cibles qui en bénéficient sont les bonnes car l'effort doit être équitablement partagé», avance leur président, Claude Raynal. «Une étude approfondie sur la tarification est en cours. Il n'y aura aucun tabou», annonce de son côté Jean-Michel Lattes, qui plaidera pour l'introduction d'une «variable sociale». En période de vaches maigres, et alors que les projets sont nombreux, les élus ne pourront pas s'économiser une réflexion sur la pertinence de la gratuité pour les retraités aisés par exemple. L'étude détaillée est attendue pour l'automne.

■ Le métro s'adapte aux noctambules

La promesse de campagne deviendra réalité le 7 novembre. Dès cette date, le métro restera ouvert jusqu'à trois heures du matin les vendredis et samedis. Dans la délibération prise mercredi, Tisséo estime que 7 000 à 10 000 usagers par nuit choisiront le métro. Des équipes d'accueil sont prévues aux terminus pour dissuader les plus avinés de prendre le volant et l'hypothèse d'un bus permettant de poursuivre le trajet jusqu'en banlieue est étudiée.

Mots-clés :

  • Aucun mot-clé