Les militants ont symboliquement planté des " légumes clandestins ".
Les militants ont symboliquement planté des " légumes clandestins ". - F. Scheiber/20 Minutes

Osu blue, Isis candy… derrière ces noms poétiques se cachent des plants de tomates interdits à la vente. «Des légumes clandestins» défendus par un collectif d'associations et la Confédération paysanne mardi à Toulouse. Lors d'une manifestation sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation, ces militants ont dénoncé la pression qui pèse sur les petits producteurs qui en font commerce. «En mai, la répression des fraudes est passée sur le marché ariégeois de Lavelanet. L'agent a indiqué aux maraîchers qu'ils pouvaient vendre uniquement des variétés inscrites au catalogue officiel, sinon ils étaient passibles d'une amende de 450 €», explique Michel Metz, membre du réseau Semences paysannes.

Contrôles et pédagogie


Au-delà de la volonté de préserver la diversité des variétés et de les proposer aux jardiniers et agriculteurs, ces manifestants ont d'autres griefs à l'encontre de l'administration. «Il y a d'autres choses à faire que d'emmerder les petits producteurs sur les marchés pour des quantités aussi ridicules. S'ils avaient été avant chez Spanghero, on n'en serait pas là», tacle Jacques Dandelot du collectif anti-OGM 31. «Dans le cadre de plans nationaux, nous avons des thèmes d'opération à réaliser, dont celui-ci. Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs», assure la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, Catherine d'Hervé.

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