Armandi Iannucci, producteur de la série «Veep»: «Le but est d'être réaliste tout en étant drôle»

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Publié le 14 juin 2012.

INTERVIEW - «Veep», la série comique sur la vie politique américaine a été présentée au 52e festival TV de Monte Carlo...

De notre envoyée spéciale à Monaco

Armandi Iannucci, producteur britannique de la série «Veep» sur les tribulations de la vice-présidente des Etats-Unis et disponible en France sur le service VOD d’Orange cinéma séries, a répondu aux questions de «20Minutes» sur l’engouement pour les séries politiques.

C’est vrai ou pas, ce qui se passe dans «Veep»?

Le but est d’être réaliste tout en étant drôle! Qu’on se dise: «Non mais cela ne peut pas être vrai, c’est une comédie»et qu’en fait cela le soit! J’ai fait beaucoup de recherches, consulté les chefs de cabinets d’ex-vice-présidents pour connaître des détails précis. Mais ce n’est pas un documentaire politique, il y a une part d’absurdité et d’exagération.

Pourquoi avez vous choisi une femme?

Pour qu’on ne se dise pas ha c’est Al Gore ou Joe Biden. Bon, résultat on pense que c’est Sarah Palin ou c’est Hillary Clinton, me direz-vous.

Elle n’est pas particulièrement compétente, vous n’avez pas peur d’être taxé de sexisme? 

Si les gens estiment que ses erreurs sont imputables au fait qu’elle soit une femme, ce sont eux qui sont sexistes. Une femme a bien le droit de faire des erreurs!

Le fait que vous et votre équipe soyez britanniques modifie-t-il votre point de vue sur la vie politique américaine?

On n’a pas besoin d’avoir vécu au Moyen-Age pour faire Game of Thrones ou d’avoir été gangster pour tourner les Soprano. Mais oui, cela donne du recul.

La politique inspire beaucoup les scénaristes de séries, pourquoi?

Parce que les politiques nous en disent de moins en moins. Ils sont de plus en plus médiatisés, mais contrôlent tout ce qu’ils disent ou tweetent. Du coup, la vraie vie des politiques est une grand source d’inspiration pour les séries. 

Présenter votre série ici, c’est important pour vous?

Oui car depuis cinq ans, on voit bien que les programmateurs ne considèrent plus les séries en termes de contenance mais de contenus. C’était déjà vrai pour les séries américaines qui ont toujours eu un versant international, mais maintenant, on regarde aussi bien un policier danois, une série psychologique israélienne ou un soap australien. On raisonne en audience mondiale. 

Propos recueillis par Alice Coffin
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