Les «Lascars» reviennent sur Canal+... en chair et en os

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Publié le 8 juillet 2012.

TÉLÉVISION - Après les dessins animés en 2000 et 2007, et le long-métrage d'animation en 2010, les Lascars, groupe de potes de banlieue, prennent vie à partir de ce dimanche soir sur le petit écran. Une nouvelle série à découvrir à 22h20 sur la chaîne cryptée...

Les «bastons de regards» et les vannes des gars de Condé-sur-Ginette vous avaient manqué? Ça tombe bien, les «Lascars», ces potes de la banlieue à la langue bien pendue que le public a découverts en 2000 pour la première fois en série animée, reviennent sur Canal+ ce dimanche soir. Mais cette fois-ci, vous les verrez en chair et en os, dans une sitcom à la française. Cette nouvelle version, rajeunie, suit les aventures quotidiennes des inséparables Jo (interprété par Alexandre Achdjian), Polo (Pablo Pauly), Malik (Nassim Si Ahmed) et Barkette (Issa Doumbia), la vingtaine, qui découvrent l’indépendance et la (pas toujours) «good life»  en s’installant ensemble dans l’appartement laissé vacant par les parents du premier. «C’est différent de la série animée. Déjà, il n’y avait pas de personnages récurrents à l’époque, et c’est aussi un autre format, treize minutes au lieu d’une. Les auteurs d’origine sont là et assurent une continuité. Finalement l’esprit reste mais il y a une autre couleur», explique Tristan Aurouet, le réalisateur de cette nouvelle série, à 20 Minutes.

Passer de l’animation à la fiction n’a pas été chose aisée. «Cela demandait plus de réalisme que dans la série d’animation. Il fallait dans la mise en scène et les décors concevoir un univers qui faisait écho au dessin animé et était original à la fois», insiste Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction française à Canal . Tristan Aurouet renchérit: «Il fallait casser la dynamique avec l’animation et garder l’esprit «Lascars», c’est-à-dire l’humour, l’autodérision, les situations un peu décalées. Ça donne un petit coup de fouet à la série, qui a quand même dix ans maintenant».

«Dans les cités, il y a aussi des mecs sensibles»

Le pari est plutôt réussi, même si les premiers épisodes manquent un peu de piment par rapport aux «Lascars» originaux. «Il n’y a pas autant ce côté "caillera". Dans le dessin animé ils avaient poussé ça à l’extrême. Là on est dans la réalité. La psychologie des personnages est très travaillée. Dans les cités il y a des mecs sensibles  et touchants aussi comme Malik, mon personnage. C’est la vérité. La série permet de faire passer ce genre de messages», répond l’un des comédiens, Nassim Si Ahmed qui incarne un jeune garçon des cités «victime des meufs». «La série aborde tous les sujets: la religion ou encore la position des femmes, par exemple. Mon personnage est un grand sensible et romantique. Il ne va pas se taper les meufs, c’est les meufs qui se tapent Malik. C’est marrant d’être dans cette situation là», rigole-t-il.

Les «Lascars» d’aujourd’hui permettent ainsi d’évoquer des thèmes plus actuels. «En 2000, il y a beaucoup de choses qui n’étaient pas encore là. La société a changé: la consommation est différente, il y a Internet, la téléphonie mobile, le rap est rentré dans la culture, on connaît des geeks et des métrosexuels. La démarche est donc différente aujourd’hui», affirme IZM, co-auteur, qui avait également travaillé sur les séries d’animation en 2000 et 2007. «Comme la culture urbaine s’est élargie, c’est facile de toucher plus de monde. Au départ c’était un peu une niche. Mais il y a des thèmes qui restent, comme l’envie de pécho des meufs ou la volonté de réussir».

Une série qui reste hip-hop 

IZM confie que Canal lui a laissé carte blanche pour le langage utilisé par Jo, Malik, Barkette et Polo. «On se dit que si tout le monde ne comprend pas tout, ceux qui comprennent vont kiffer. Il faut garder une crédibilité pour ceux qui connaissent cet univers des cités. En plus aujourd’hui, il y a plein de mots comme "meuf" ou "keuf" qui sont dans le dico».

Les mordus de la série d’animation retrouveront avec bonheur dans cette nouvelle version une bande-originale très urbaine. «La musique prend une part très importante dans cette série. A la base c’était une série hip-hop», rappelle Tristan Aurouet. Lucien «Papalu», un des pionniers du mouvement hip-hop en France, signe ainsi plusieurs morceaux de la BO, constituée en grande partie de titres de rap américain.

Anaëlle Grondin

«Lascars», dimanche 8 juillet à 22h20 sur Canal+.

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