Jean-Hughes Anglade s'apprête à reprendre le rôle de Kaplan dans «Braquo» pour une saison 2 et 3

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Publié le 10 juin 2010.

INTERVIEW - Il faudra encore attendre la rentrée 2011 pour voir sur Canal+ la saison 2 de la série Braquo, signée Olivier Marchal. Rencontré par 20 minutes à Monte Carlo, Jean-Hughes Anglade revient sur la série et son incarnation de Kaplan, flic meurtri et fracasse...

De notre envoyée spéciale au TV Festival de Monte-Carlo (Monaco), Anne Kerloc’h 

La saison 2 de Braquo est en écriture et le tournage aura lieu en 2011, n’est ce pas un peu frustrant d’attendre plus d’un an pour reprendre votre rôle?
Sincèrement, avec tous les gens qui me disent «faites nous une belle saison 2», «on l’attend avec impatience, ne la ratez pas», je préfère qu’on prenne le temps de la faire. D’autant qu’on fera la saison 3 dans la foulée, puisque, oui, il y aura une saison 3!

La série a rencontré un succès qui a surpris jusqu’à Olivier Marchal, son créateur, lui-même…
On est partis pleins d’ambition, avec une envie de réussir le projet, d’en faire une série qui sortait de l’ordinaire, mais, malgré tout, on ne mesurait pas à quel point nous allions avoir un retour. Quand on a commencé à voir les articles de presse, puis les audiences, on a commencé à comprendre l’ampleur de la réponse. Le coffret DVD s’est quand même vendu à 50 000 exemplaires.

Tournée en 35 mm avec un réalisateur de cinéma, des acteurs venus du cinéma, Braquo fait partie, comme Carlos d’Olivier Assayas, des œuvres qui abolissent la différence entre cinéma et télé. Vous croyez à l’essor de ce nouveau genre ?
Complètement. Aujourd’hui, les acteurs s’investissent autant dans une série télé que dans un film de cinéma, quand on trouve des projets avec une vraie exigence, de la qualité de Braquo, ou de Mad Men, par exemple, que j’ai découvert récemment… La télé passionne tant de gens. Je discutais avec Richard Berry, récemment, lui par exemple, c’est un addict absolu aux séries. Et quel bonheur de pouvoir développer un personnage sur sept heures, huit heures! Le cinéma ne m’offre pas cette possibilité. Sur Braquo, le fait de tourner aussi à un rythme télé, rapide, a insufflé une tension et une énergie particulières, qui correspondaient bien à la série. Les flics doivent tout de suite réagir aux situations, aller dans le frontal, faire vite, brutal.

Après, il faut que la que le scénario tienne la route. Quand j’ai lu les quatre premiers chapitres de la saison 1 de Braquo j’ai été tout de suite emballé. Il faudra faire encore mieux pour la saison 2!

Anne Kerloc’h
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