La cour a validé le jugement rendu en février 2008 par la cour d'appel, soit la requalification des règlements de participants en contrats de travail à durée indéterminée et la condamnation de Glem, devenue TF1 Production, à verser des indemnités aux anciens candidats de «L'Ile de la tentation». «Les sociétés de production ne pourront plus disposer des individus comme ils l'ont fait depuis des années, 24 heures sur 24, en leur faisant faire n'importe quoi», s'est réjoui l'un des avocats des candidats, Me Jérémie Assous. Pourtant, TF1 ne s'avoue pas vaincu. «Ce n'est pas la fin de la téléréalité», a réagi le président de TF1 Production, Edouard Boccon-Gibod, tout reconnaissant que les producteurs devraient s'adapter à cette nouvelle donne. «C'est un véritable bouleversement pour les métiers de la production audiovisuelle, qui dépasse la téléréalité», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Selon lui, l'arrêt rendu par la cour signifie que le droit du travail devra désormais s'appliquer «à toutes les émissions pour lesquelles les productions font appel à des candidats et leur imposent des règles organisées» citant par exemple «La carte au trésor» (France 3), «Pekin Express» (M6) ou «Fort Boyard» (France 2).
En revanche, la cour a annulé la condamnation de Glem pour «travail dissimulé», estimant que la société n'avait pas délibérément contourné la loi.
«Bouleversement»