Les fournisseurs d'accès Internet taxés pour financer France Télévisions

TELEVISION Une taxe de 0,9% du chiffre d'affaires, supposé compenser en partie le manque à gagner occasionné par la perte des revenus publicitaires...

Avec agence

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La ministre de la Culture, Christine Albanel, a indiqué lundi qu'"on (allait) demander à Patrick de Carolis", le président de France Télévisions, de décider la suppression partielle de la publicité adoptée vendredi par les députés, "à la demande du gouvernement".

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a indiqué lundi qu'"on (allait) demander à Patrick de Carolis", le président de France Télévisions, de décider la suppression partielle de la publicité adoptée vendredi par les députés, "à la demande du gouvernement". — Patrick Kovarik AFP/Archives

Alors que le gouvernement compte sur Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions, pour décréter lui-même la suppression de la publicité de ses écrans à partir du 5 janvier, la réforme de l’audiovisuel public continue d’être débattue à l’Assemblée nationale.

Ce lundi, les députés ont voté l'instauration d'une taxe sur les fournisseurs d'accès internet (FAI). Une taxe de 0,9% du chiffre d'affaires, supposé compenser en partie le manque à gagner occasionné par la perte des revenus publicitaires, estimé à 450 millions d'euros par an. Une taxe que les FAI ont menacé de faire peser sur la facture téléphonique des clients.
 
Cette taxe devrait s’ajouter à une autre taxe, votée vendredi, sur le chiffre d'affaires publicitaire des chaînes privées comme M6 ou TF1. Des chaînes qui, quand France Télévisions cessera de commercialiser ses pages de pubs, devraient voir affluer les annonceurs éconduits par France2, France3, France4 et France5.
 
Malgré ces taxes, l'opposition a fait savoir que cela ne suffirait pas à combler le manque, craignant un sous-financement du service public.

 

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