TELEVISION - L'Assemblée nationale a adopté jeudi après-midi...
L’obstruction parlementaire orchestrée par la gauche n’a pas suffi à empêcher le vote. L'Assemblée nationale a adopté jeudi après-midi la
nomination des présidents de France Télévisions et de Radio France par le chef de l'Etat, un des articles centraux, et parmi les plus controversés du projet de
réforme audiovisuelle.
Jusqu'à présent, ces dirigeants étaient désignés par le CSA. Mais l'article 8, qui prévoit qu'ils soient nommés en Conseil des ministres après avis conforme du CSA et accord du Parlement à la majorité qualifiée des 3/5e, a été adopté par 42 voix pour (UMP) et 21 contre (PS, PCF, Verts). Les deux députés du Nouveau Centre ayant pris part au vote se sont, eux, abstenus.
L'opposition dépourvue
«Lorsque vous aurez voté, vous aurez institué une télévision à la botte qui sera la risée des grandes démocraties», a lancé juste avant le vote Noël Mamère (Verts).
Considérant que cette disposition était «liée au fait du prince» voire du «tsar», l'opposition a laissé entendre qu'elle saisirait le Conseil constitutionnel sur cette mesure.
Cette semaine, certains députés de gauche disaient rêver que la réforme de l'audiovisuel connaisse le même sort que le CPE, le Contrat première embauche, en 2006. Votée par le Parlement, la loi n’avait jamais été appliquée après une mobilisation de l'opposition et de l'opinion publique dans la rue.
Pensez-vous que la rue puisse se mobiliser pour la télévision publique?
AA avec agence