Plan social à France Télévisions?

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Publié le 23 octobre 2008.

TELEVISION - Déclarations intempestives et démentis continuent d'inquiéter les salariés...

Oups, ça s'échauffe un peu trop autour du projet de réforme de l’audiovisuel public, entériné mercredi par le conseil des ministres mercredi. Ce texte prévoit, outre la suppression progressive de la pub sur les chaînes de France Télévisions, une restructuration en entreprise unique du «paquebot», comme est surnommé France Télévisions. Et qui dit restructuration craint plan social.
 
>> Lire aussi notre décryptage:
Qu'est-ce que la réforme France Télévisions pourrait changer? >>

«C'est évidemment nécessaire qu'il y ait un certain nombre de gens qui partent (...), il faut regarder avec eux dans quelles conditions», a dégainé Frédéric Lefebvre, l'un des porte-parole de l'UMP. Selon le député des Hauts-de-Seine, il est urgent de réorganiser France Télévisions car il ne comprend pas pourquoi France 2 et France 3 envoient des équipes de tournage «de quatre personnes» là «où vous avez normalement une ou deux personnes dans les autres télévisions».
 
Des propos démentis, dans le même camp, par Jean-François Copé. Mais un peu mollement: «J'ai présidé la commission (sur l'audiovisuel public, ndlr), je crois connaître pas trop mal le sujet. Je ne crois pas qu'on se place du tout dans une perspective de plan social».

Un point d'accord

Là où se rejoignent Copé et Lefebvre, c’est sur le nom remplacement des salariés qui partent en retraite. Quand Lefebvre évoque «une pyramide des âges qui fait qu'il y a des gens qui partiront et qu'il ne faut surtout pas remplacer», Copé reprend: «vous avez une pyramide des âges (...) dans l'entreprise qui fait qu'a priori il suffit simplement de ne pas remplacer un certain nombre de départs en retraite.»
 
L'opposition parle de peloton d'éxécution

Des propos qui ont généré un surcroît d’inquiétude auprès de salariés déjà chahutés par la réforme de l’audiovisuel public. «On a l'habitude que Frédéric Lefebvre joue les porte-flingue, mais là, il a décidé d'être au milieu du peloton d'exécution», a riposté Aurélie Filippetti, porte-parole des députés PS qui en a profité pour condamner ce projet de réforme. «On a besoin de journalistes qui aient les moyens de leur indépendance, c'est une attaque contre la démocratie», a-t-elle lancé, avant d’ajouter que «la liberté d'informer et l'indépendance des rédactions sont sérieusement atteintes».
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