TELEVISION - Une plainte a été déposée par la fédération CGC de France 2...
Affaire William Leymergie, suite. Après l’altercation, il y un an, entre l’animateur de l’émission «Télématin» et son chroniqueur Jean-Philippe Viaud, une plainte vient d’être déposée par la fédération CGC de France 2. Une plainte que France 2 confie ne pas avoir encore reçue.
«Ce n’est pas une nouvelle affaire, c’est la suite de l’histoire entre Viaud et Leymergie», explique à 20minutes.fr Jacques Larose, délégué syndical CGC de France 2. Un
Leymergie qui, selon ce qui écrit dans la plainte, a adopté «depuis plusieurs années» une attitude de «harcèlement habituel» de ses collaborateurs et atteint au «droit et à la dignité» des salariés.
La direction de France dans le viseur
Précisons que cette plainte de la CGC est en fait déposée contre la direction de France 2. Celle-ci «n’a jamais réagi aux harcèlements moraux de William Leymergie et n’a pas hésité à le couvrir» quand une dizaine de salariés, se disant malmenés, ont été poussés à la porte, reprend Larose. Selon la CGC, France 2 est coupable de manquement à son obligation de sécurité de ses salariés et de complicité de harcèlement.
Un rapport pointe les dysfonctionnements
Pourtant, l’importance de la crise déclenchée par cette histoire ne fait aucun doute pour la chaîne publique. France Télévisions a même demandé au comité d'hygiène, de sécurité des conditions de travail (CHSCT) de faire un rapport sur «Télématin».
D’après ce rapport, William Leymergie lance des remarques «plus ou moins maladroites, abruptes, directes, parfois blessantes», «souvent relatives au physique, et formulées sans réelle possibilité de réponse».
Pour France 2, pas de quoi, pour l’instant, empêcher l’animateur de persévérer à
l’antenne chaque matin et de se voir confier une émission le samedi aussi.
Des bras droits pour Leymergie
Interrogée par 20minutes.fr, France 2 dit avoir tenu compte des préconisations du rapport du CHSCT: «désormais, William Leymergie a des délégués, des bras droits, pour éviter le trop plein de travail. On a aussi recruté deux personnes supplémentaires et donné des bureaux supplémentaires.» De quoi applanir les tensions?
En interne, la situation ne paraît pas si mal vécue. Les équipes de «Télématin» ont déjà
affirmé leur soutien à Leymergie. Un ancien collaborateur considère que William Leymergie a «un très gros caractère mais il est loin d'être terrorisant» et affirme n'avoir «jamais été témoin de pressions particulières: il y a plutôt une bonne humeur dans l'équipe et sur le plateau.»
Alice Antheaume