Miss France: «Osez le féminisme!» dubitative sur la soirée consacrée aux violences faites aux femmes

CEREMONIE « Il serait plus judicieux de valoriser les talents, plutôt que des stéréotypes physiques irréels », explique l’association…

20 Minutes avec AFP

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Les candidates Miss France 2018 entourant Miss France 2017.

Les candidates Miss France 2018 entourant Miss France 2017. — SIPA

Trente miss régionales de 18 à 24 ans vont concourir ce samedi, en direct sur TF1, lors d’une soirée dédiée à la « lutte contre les violences faites aux femmes ». « A une heure de grande écoute, la cérémonie sera l’occasion de dénoncer les violences faites aux femmes », a annoncé Sylvie Tellier, Miss France 2002 et directrice générale de la société Miss France

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Mais cette nomenclature ne convainc pas et laisse dubitative l’association « Osez le féminisme ! ».

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« La seule soirée de l’année dédiée aux femmes cultive l’idée de la femme objet »

Raphaëlle Rémy-Leleu, la porte-parole, explique en effet qu’il est « dommage que la seule soirée de l’année dédiée aux femmes à la télévision cultive l’idée de la femme objet. L’élection Miss France est un concours qui repose sur des critères de beauté réducteurs et ridicules. Il serait plus judicieux de valoriser les talents, plutôt que des stéréotypes physiques irréels ».

Sylvie Tellier s’inscrit en faux et estime pour sa part que « les féministes se trompent de combat en visant l’élection Miss France », assurant que « les critères ne sont pas seulement physiques ». « Depuis quelques années, les miss agissent pour de belles causes, notamment pour améliorer la condition féminine », poursuit-elle encore.

 

« Bien entendu les jeunes filles ne vont pas rester muettes »

« Miss France étant une vitrine avec des millions de téléspectateurs, bien entendu les jeunes filles ne vont pas rester muettes », a abondé ce jeudi Jean-Pierre Foucault, qui animera cette soirée pour la 23e fois.

Geneviève de Fontenay, ex-présidente emblématique du concours de beauté qui a claqué la porte en 2010 pour « conflit éthique », a elle mis son grain de sel en estimant « qu’il faut revenir aux fondamentaux de Miss France : désigner la gagnante pour son visage, son QI et non pas son nombril ! ».