Est-ce dû à son expérience dans le one-man-show ? Toujours est-il que Michel Drucker fait montre d'un sens certain de la punchline. Ce vendredi, invité de Village Médias sur Europe 1, l’animateur de France 2 a décoché une flèche pleine d’ironie à Laurent Delahousse qui, depuis la rentrée présente 19h le dimanche sur la case horaire qu’occupait Michel Drucker jusqu’à juin dernier avec Vivement dimanche prochain. Philippe Vandel a ainsi évoqué le slogan « Fini le blues du dimanche soir » choisi pour promouvoir cette nouvelle émission : « Le blues du dimanche soir, c’était vous ? »

« Quand j’ai regardé la première de Delahousse, je me suis dit on va voir ce qu'on va voir. Je suis tombé effectivement sur Mengele [le médecin nazi qui procédait à d’atroces expérimentations dans les camps de concentration] que j’avais raté au Point-Virgule et le tyran coréen que j’avais raté au Jamel Comedy Show, donc j'ai éclaté de rire », a lancé Michel Drucker, pince-sans-rire, histoire de signifier que ces sujets ne sont pas les meilleurs remèdes au petit coup de déprime du dimanche soir. Une nouveau tacle adressé à son cadet après avoir raillé ses audiences.

« Je ne veux pas faire le combat de trop »

Au micro d’Europe 1, Michel Drucker est aussi revenu sur l’appel que lui a passé Cyril Hanouna pour lui proposer de quitter France 2 pour Canal +. « Il m’a dit : "T'as 15 jours pour réfléchir. On veut que tu reviennes pour trois ans faire le Grand Journal." Il m’a dit : "C’est toi, Calvi ou Delahousse. Mais c’est toi en priorité." […] J’ai réfléchi, c'est très tentant et finalement je n’y suis pas allé, parce que je me suis dit qu’une quotidienne j’avais déjà donné. J’ai eu peur physiquement et c’était incompatible avec la tournée. »

Par ailleurs, interrogé sur son avenir à l'antenne, Michel Drucker, dont le contrat avec France 2 se termine en juin, a affirmé qu'il ne savait pas encore ce qu'il ferait ou non l'année prochaine. « Je ne veux pas faire le combat de trop », a-t-il cependant déclaré.