Le livre «La Consolation» de Flavie Flament adapté en téléfilm: «Cela m'a extrêmement touchée»

EMOTION L'animatrice Flavie Flament est satisfaite de l'adaptation «très fidèle» du récit de son viol, subi lorsqu'elle était adolescente, en téléfilm...

C.B.

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David Hamilton, en avril 2006. Flavie Flament, en août 2011. AFP PHOTO / dpa AND AFP PHOTO / Ingo Wagner AND ALAIN JOCARD / Germany OUT

David Hamilton, en avril 2006. Flavie Flament, en août 2011. AFP PHOTO / dpa AND AFP PHOTO / Ingo Wagner AND ALAIN JOCARD / Germany OUT — AFP

Vendredi, le Festival de la fiction TV de La Rochelle présentait le téléfilm La consolation. Diffusé sur France 3 courant novembre, ce long-métrage est une adaptation du livre dans lequel Flavie Flament avait raconté le viol dont elle avait été victime alors qu’elle n’avait que 13 ans. L’animatrice était présente pour cette projection et n’a pas caché son émotion.

Elle a confié à nos confrères du Parisien : « J’ai regardé Poupette comme une autre, et ce téléfilm comme un objet, même s’il s’agit de mon histoire. Il a le souci d’être fidèle à la réalité dans les moindres détails. Cela m’a extrêmement touchée. » Mais cette adaptation ne s’est pas faite de manière automatique.

« Provoquer la discussion »

« Au départ, je n’avais pas imaginé une adaptation à la télévision, rappelle-t-elle. La plume a été mon arme pour faire passer un message et dénoncer un prédateur que je ne pouvais pas traduire devant les tribunaux en raison de la prescription. Ensuite, on m’a proposé ce téléfilm qui sera suivi d’un débat, ce qui était essentiel pour moi. J’ai vu dans cette fiction une façon de porter le message, de provoquer la discussion, de toucher. »

La Consolation a été réalisé par Magaly Richard-Serrano et coécrit par Flavie Flament. Sa diffusion est prévue pour novembre sur France 3. Flavie Flament est incarnée par Emilie Dequenne et sa mère par Léa Drucker. Le synopsis est construit sous forme de flash-back.

« J’espère que l’on pourra […] faire évoluer la loi »

Pour Flavie Flament, ce long-métrage sur les abus sexuels qu’elle a subis et le débat qui va le suivre pourraient servir la justice : « J’espère que l’on pourra trouver une issue favorable d’ici deux ans pour faire évoluer la loi. » Son livre avait permis à d’autres victimes de sortir de leur silence, même s’il avait été suivi du suicide de son bourreau, le photographe David Hamilton.