• La fin de saison de « TPMP » avait été chaotique en raison des répercussions d’un canular homophobe diffusé en direct dans une émission animée par Cyril Hanouna sur C8. Le CSA avait infligé 3 millions d’euros d’amende à la chaîne.
  • « TPMP » revient ce lundi soir, à 19h10, sur C8, avec de nouveaux chroniqueurs et la volonté de passer à autre chose.
  • Ces dernières semaines, Cyril Hanouna a accordé un grand nombre d’interviews pour annoncer cette nouvelle saison.

 

« Les chéris, dans 24 heures, je serai avec vous ! Je suis en excitation totale ! Je vous aime trop et vous m’avez trop manqué ! Mais trop ! » Non, ce tweet n’a pas été posté ce dimanche par un collégien trépignant à l’idée de retrouver ses potes au bahut mais par l’homme fort de C8, Cyril Hanouna qui fera sa rentrée sur le plateau de Touche pas à mon poste (TPMP) ce lundi à 19h10.

Avec une fin de saison chaotique marquée par un canular homophobe ayant entraîné 20.000 signalements au CSA qui a ensuite infligé une amende de 3 millions d’euros à la chaîne, l’animateur et producteur entend bien reprendre le contrôle et mener son talk show loin des polémiques.

« Cyril a retenu la leçon »

En interne, on l’assure, « Cyril a retenu la leçon et il veut revenir à une ligne éditoriale davantage centrée sur les médias ». Le principal intéressé, lui, a entamé sa mission déminage et reconquête mi-août.

Paris Match lui consacre alors sa Une et huit pages intérieures. Une séance photo sur le thème « vacances et déconne » pour laquelle il pose pour la première fois avec ses deux enfants. Un moyen de faire passer, entre les lignes, le message que, derrière l’amuseur, il y a un papa responsable. D’ailleurs, il l’assure à la journaliste : si son Lino lui disait qu’il est gay, il n’en aurait « rien à faire » : « Si mon fils est heureux, je le serai aussi. »

« Militant de l’inclusion par le rire »

Une manière d’enfoncer le clou, d’assurer qu’il n’est pas homophobe et de déclarer une nouvelle fois que le canular décrié « n’avait pas lieu d’être ». Cyril Hanouna se pose aussi comme « un militant de l’inclusion par le rire ». Les téléspectateurs verront vite si cela se concrétise à l’écran et s’il a saisi la nuance entre « rire de quelqu’un » et « rire avec quelqu’un ».

Mathieu Delormeau, lui, reste dans l’équipe de chroniqueurs. Ouvertement gay, dans TPMP, il surjoue les attitudes efféminées et compose un personnage d’homo qui se fait régulièrement éconduire et rabaisser. « Je joue des clichés à l’antenne, comme je le fais avec mes potes. (…) Je n’ai pas de problème à faire le show dans l’émission. Le tout, encore une fois, c’est que ce soit vraiment drôle », assure-t-il au Parisien. Dans la même interview, il concède regretter d’avoir ri lors du canular homophobe (« J’ai pensé que les anonymes piégés étaient des comédiens payés par la production ») et appelle à « Tourn [er] la page et repart [ir] avec l’esprit du début. La force de Cyril c’est qu’il improvise et le public adore. Il faut garder ça dans le respect de tous. »

« Rachid Arhab sera notre CSA à nous »

Le nouveau départ semble être amorcé, avec un nouveau plateau et de nouveaux chroniqueurs (qui seront moins nombreux autour de la table). Parmi les recrues de cette saison, certaines font figure de garde-fous. Comme par exemple l’ex-membre du CSA, Rachid Arhab. « Il sera notre CSA à nous, en plateau, imagine Cyril Hanouna dans TV Magazine. Donc il pourra nous dire tout de suite : « Attention danger ». On est tranquilles ! ».

Ou la journaliste Rokhaya Diallo, également engagée dans l’antiracisme, que l’on imagine mal rester stoïque face à d’éventuels débordements. « L’émission arrive avec l’idée de faire peau neuve, je ne voyais pas de raison de refuser [d’y participer] », a-t-elle expliqué à Libé. Souhaitons-lui que tous ses nouveaux camarades soient sur la même longueur d’onde.