• France 2 inaugurait ce mercredi sa nouvelle grille de l’après-midi pour la saison.
  • La saison passée, les émissions de l’après-midi de France 2 n’avaient pas trouvé leur public et certaines avaient mêmes été déprogrammées avant l’été.
  • Faustine Bollaert, Daphné Bürki et Sophie Davant, qui présentent respectivement «Ça commence aujourd’hui», «Je t’aime, etc.» et «Affaire conclue», ont pour mission de redresser les audiences.

Trois animatrices pour un défi de taille. Depuis ce lundi, Faustine Bollaert, Daphné Bürki et Sophie Davant sont les visages des après-midi de France 2. Aux commandes de toutes nouvelles émissions, elles ont la mission de faire oublier à la chaîne sa calamiteuse saison 2016 - 2017 sur les mêmes cases horaires. Avant que les audiences ne livrent leur verdict, 20 Minutes a regardé Ça commence aujourd’hui, Je t’aime, etc. et Affaire conclue. Débriefing.

  • 13h50 : « Ça commence aujourd’hui »

« Nous allons vivre beaucoup d’émotions ensemble », promet Faustine Bollaert d’entrée de jeu aux téléspectateurs. La nouvelle recrue, venue de M6, succède à Jean-Luc Delarue, Sophie Davant et Frédéric Lopez dans le rôle de l’oreille attentive. Ça commence aujourd’hui est une émission de témoignage comme France 2 les affectionne.

Face à un public (comme Toute une histoire précédemment) et dans un décor cocon pastel (qui rappelle la maison cosy de Mille et une vies), l’animatrice recueille les confidences et les anecdotes sur le sujet du jour : « Couples, ils se sont rencontrés trop jeunes ». Dans le dernier quart d’heure, Jean-Phillipe Doux transmet les questions posées par le public via les réseaux sociaux à l’experte invitée – ce lundi, la psychopraticienne Christèle Albaret – et les spectateurs assistant à l’émission peuvent également soumettre leurs interrogations.

Faustine Bollaert (au centre) présente «Ça commence aujourd'hui».
Faustine Bollaert (au centre) présente «Ça commence aujourd'hui». - Capture d'écran France 2

Les plus : Faustine Bollaert semble parfaitement dans son élément. Elle est attentive à ce que racontent les témoins, rebondit souvent avec humour à ce qui est dit, avec un naturel qui contribue à mettre ses interlocuteurs à l’aise. L’ambiance est feel-good du début à la fin.
Les moins : Le thème choisi pour cette entrée en matière n’est pas vraiment original, ni captivant… L’ombre de Toute une histoire plane sur Ça commence aujourd’hui qui devra accentuer ses efforts pour atténuer la sensation de déjà-vu.

  • 15 h : « Je t’aime, etc. »

Avouons-le : l’arrivée de Daphné Bürki sur France 2, avait de quoi nous intriguer. Comment l’animatrice venue de C8 avec une image très « parisiano-bobo-CSP + » allait-elle se glisser sur l’antenne de France 2 en plein milieu d’après-midi, horaire que l’on préjuge propice à un public de seniors peu clients, sur le papier, de la fantaisie de la trentenaire ? Réponse : en restant elle-même. Que ce soit dans le décor – une table de chroniqueurs, un grand écran dans le fond et des spectateurs répartis de deux côtés – ou dans la présentation du sommaire… plusieurs éléments rappelaient la touche Nouvelle édition, qu’animait Daphné Bürki à la mi-journée sur C8. Au menu, l’amour et la sexualité se déclinent « sans tabou » annonce la présentatrice. Sémantique du coup de foudre, taille du pénis au repos, un reportage sur un couple formé il y a 70 ans… ça brasse large.

Daphné Bürki présente «Je t'aime, etc.».
Daphné Bürki présente «Je t'aime, etc.». - Capture d'écran France 2

Les plus : En passant du groupe Canal + au service public, Daphné Bürki n’a perdu en chemin ni son humour (« Comme l’huile d’olive, elle est extra, mais pas complètement vierge », a-t-elle osé pour présenter une chroniqueuse), ni sa folie contrôlée (en n’hésitant pas à tomber le haut pour célébrer la Journée mondiale du topless). Les interventions de la linguiste Aurore Vincenti, qui a notamment décortiqué le mot « irrésistible », sont aussi instructives que limpides.
Les moins : L’émission se vante de parler d’amour et de sexualité sans œillères mais, pour l’heure, les seuls couples représentés dans le générique sont hétérosexuels. Daphné Bürki a beau employer des termes neutres comme « votre partenaire », ce premier numéro s’est concentré sur les relations hommes/femmes. Julien Clerc, parrain de l’émission, a fait un passage éclair pour un blind test dispensable, d’autant plus que l’interview qui lui a été consacrée, par la suite, a été très courte.

  • 16 h : « Affaire conclue »

En réalité, Sophie Davant a fait sa rentrée la semaine dernière. Les cinq premiers numéros d’Affaire conclue ont été suivis par 345.000 téléspectateurs (soit 5.4 % de parts d’audience). Un score en demi-teinte, pas catastrophique, mais pas non plus fabuleux. Cette deuxième semaine, sera l’occasion de relancer cette émission consacrée à la brocante. Le concept est simple : un particulier qui a un objet à vendre (cela va de la table aux flacons Lalique en passant par les sacs à main) rencontre d’abord Sophie Davant et un ou une spécialiste qui lui donne une estimation. A l’étape suivante, le vendeur fait face à cinq acheteurs potentiels (brocanteurs, antiquaires…) qui font – ou non – monter les enchères.

Sophie Davant (au centre) dans «Affaire conclue».
Sophie Davant (au centre) dans «Affaire conclue». - Capture d'écran France 2

Les plus : Affaire conclue se laisse regarder sans déplaisir. On peut s’amuser à estimer les différents objets et découvrir si l’on tombe près du montant avancé par l’expert… cela peut-être utile pour éviter les mauvaises affaires la prochaine fois que l’on ira chiner (ce qui a l’air rare et cher ne l’est pas forcément).
Les moins : On ne peut pas vraiment dire que Sophie Davant apporte sa griffe à l’émission. Le fait qu’elle soit un visage familier aide à mettre en confiance les vendeurs, mais c’est davantage la phase de négociation qui fait le sel de l’émission. La faiblesse des montants en jeu (les achats dépassent rarement les 100 euros) n’aide pas à nourrir le suspense quant à la montée des enchères et à l’issue des ventes.