«Girlboss», la nouvelle série Netflix sur la Cendrillon du e-commerce

série La série relate la success story de Sophia Amoruso, partie de rien et devenue patronne d’un empire de mode…

Anne Demoulin

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Britt Robertson joue Sophia Amoruso dans la série «Girlboss».

Britt Robertson joue Sophia Amoruso dans la série «Girlboss». — Karen Ballard/Netflix

Un show stylé sur la Cendrillon du e-commerce. Girlboss, disponible depuis vendredi sur Netflix, raconte comment Sophia (Britt Robertson), une tête à claque de 23 ans narcissique et paresseuse, trouve un sens à sa vie le jour où elle prend conscience qu’elle a un talent inné pour revendre des fringues vintages sur eBay. Chronique d’une success story atypique de la précurseur des slasheuses.

Une jeune femme partie de rien

« Je n’avais aucune idée de qui était Sophia Amoruso, ni de ce qu’était le site Nasty Gal. Quand j’ai auditionné, j’avais juste lu le script », raconte Britt Robertson, vue notamment dans A la poursuite de demain avec George Clooney et la série Under The Dome. Girlboss s’inspire d’une incroyable histoire vraie, celle de Sophia Amoruso, partie de rien et devenue patronne d’un empire du e-commerce.

La série, créée par Kay Cannon, scénariste et productrice exécutive sur New Girl et librement adaptée du roman #Girlboss de Sophia Amoruso, a été produite par Charlize Theron : « Il s’agit de la première série télévisée produite par sa société de production Denver & Delilah. Charlize Theron s’est beaucoup impliquée et a été d’un grand soutien », relate Britt Robertson.

« Quand j’ai décroché le rôle, j’ai immédiatement lu le livre », se souvient Britt Robertson, qui, pour préparer son rôle a eu la chance « d’avoir les conseils d’une actrice couronnée d’un Oscar » et d’avoir « rencontré et passé du temps avec Sophia Amoruso ».

En 2006, Sophia Amoruso est une jeune femme de 22 ans, paumée, qui mène une vie de patachon dans la ville la plus cool des Etats-Unis, San Francisco. Hyperactive, en décrochage scolaire, elle enchaîne les fêtes et les petits boulots mortifères, fouille parfois les poubelles et vole de temps en temps à l’étalage. « Je dois trouver un moyen de grandir sans devenir une adulte ennuyante », constate-t-elle.

La bonne marraine s’appelle eBay

Sa seule passion est apparemment futile. Elle a le chic pour chiner des pièces vintages rares et ultra-stylé dans les friperies. Un soir, elle se maquille et se prend en photo avec l’une de ses trouvailles sur le dos, un blouson de cuir, négocié à 9 dollars. Elle met le blouson en vente sur eBay. Dix minutes, plus tard, le prix de la veste a flambé et Sophia s’est trouvé un métier.

Elle décide bientôt de lancer sa boutique sur eBay, baptisée « Nasty Gal Vintage » (« Vilaine fille »). Un nom inspiré par l’album de la chanteuse de soul et de funk afro-américaine Betty Davis, sorti en 1975. Les commandes pleuvent. « C’est cool d’être son propre patron », commente Britt Robertson.

Girlboss est une comédie girly. Côté sape, le moodboard aux influences rock seventies vaut toutes les recherches Pinterest du monde. La série joue aussi la carte de la nostalgie et fait revivre un temps, pas si lointain mais déjà révolu, où régnaient le Nokia 3310, MySpace, eDonkey et la série Newport Beach.

La reine de l’entreprenariat au féminin

En sous texte, le rêve américain au temps des Millenials. La série montre comment ils parviennent à se réaliser sans suivre un schéma classique, dresse le portrait d’un nouvel entrepreneuriat au féminin et raconte les prémisses du Web comme outil d’émancipation professionnel et le rôle de San Francisco comme incubateur de projets.

Assez ironiquement, la marque Nasty Gal a récemment fait faillite… Qu’importe, Sophia Amoruso a délaissé son titre de PDG il y a deux ans. Après avoir publié deux livres, lancé une publication bisannuelle et un podcast, elle est aujourd’hui productrice exécutive de cette série. Sa fortune personnelle s’élève à 280 millions de dollars et elle figure à la 2e position du palmarès des femmes autodidactes de Forbes, juste après Taylor Swift.

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