TF1: Le PDG de la chaîne renonce à un demi-million d'euros de son salaire en raison de mauvais résultats

ECONOMIE Entré en fonction il y a un peu plus d’un an, Gilles Pélisson a préféré ne pas toucher la part variable de son salaire pour 2016…

20 Minutes avec AFP

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Gilles Pélisson, PDG de TF1, au Festival de la fiction télé à La Rochelle en septembre 2016.

Gilles Pélisson, PDG de TF1, au Festival de la fiction télé à La Rochelle en septembre 2016. — XAVIER LEOTY / AFP

Il dit non à un demi-million d’euros. Gilles Pélisson, le PDG de TF1 a renoncé à la part variable de son salaire pour 2016 en raison des résultats financiers décevants, a annoncé le groupe jeudi lors de l’assemblée générale des actionnaires.

Entré en fonction en février 2016, le nouveau boss du groupe aurait ainsi dû percevoir une rémunération de 1,3 million d’euros pour l’an dernier, dont 510 232 euros de part variable. Cette variable est établie en fonction de cinq objectifs financiers et qualitatifs. Seuls deux d’entre eux ont été atteints.

Son prédécesseur avait touché 2 millions brut en 2015

Gilles Pélisson recevra donc une rémunération brute avant impôts de 819 577 euros. Son prédécesseur, Nonce Paolini, avait touché plus de 2 millions d’euros de rémunération brute en 2015 (dont 1 million de part variable) et 2,4 millions en 2014 (dont 1,4 million de part variable). La décision du nouveau PDG intervient alors que le vote des actionnaires en assemblée générale sur la rémunération des dirigeants est désormais contraignant, en vertu de l’application de la loi Sapin 2.

En 2016, TF1 a accusé une chute de 58 % de son bénéfice net à 41,7 millions d’euros alors que le marché publicitaire dont il tire plus de 70 % de ses revenus reste stable. Le groupe a dû débourser 46 millions d’euros de droits sportifs pour l’Euro de foot et a souffert par ailleurs de la comparaison avec des exercices précédents gonflés par les revenus de cession de sa part dans Eurosport. A l’issue de cet exercice, le groupe a versé un dividende de 0,28 euro par action, soit 58,6 millions d’euros au total. « L’année 2016 a été une année difficile, il nous a paru légitime de ne pas augmenter le dividende une année qui était tendue », a déclaré Gilles Pélisson aux actionnaires.