Le CSA reproche à «TPMP» de véhiculer des préjugés sexistes et pourrait infliger une amende salée à C8

MEDIAS L'addition pourrait être très salée pour C8...

20 Minutes avec AFP

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Cyril Hanouna présente «Touche pas à mon poste» sur C8.

Cyril Hanouna présente «Touche pas à mon poste» sur C8. — Cyrille GEORGE JERUSALMI/C8

Nouvel épisode dans le feuilleton CSA versus Hanouna et sa bande. Le CSA a engagé une nouvelle procédure de sanction contre C8, reprochant à Touche pas à mon poste de véhiculer des préjugés sexistes, selon des informations du Figaro confirmées à l’AFP par le régulateur. Fin novembre, le CSA avait déjà engagé une procédure de sanction contre la chaîne du groupe Canal +, reprochant à son émission phare, habituée des polémiques, une « atteinte au respect de la personne humaine ».

Une image dégradante de la femme et des préjugés sexistes

La nouvelle procédure a été déclenchée après plusieurs séquences présentant une image dégradante de la femme et véhiculant des préjugés sexistes, précise le Figaro sur son site Internet. Le CSA avait déjà mis en demeure la chaîne pour une séquence de l’émission spéciale « Les 35 heures d’Hanouna » mi-octobre, où l’un des chroniqueurs embrassait le sein d’une invitée contre son gré.

La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, des associations féministes et de nombreux téléspectateurs avaient alors saisi le régulateur (2.700 signalements).

Une facture qui pourrait être très salée

Début décembre, une nouvelle salve de plaintes a été adressée au CSA après une séquence où Cyril Hanouna proposait à l’une des chroniqueuses, Capucine Anav, de fermer les yeux et de poser ses mains sur lui, devinant quelle partie du corps elle touchait, jusqu’à ce qu’elle pose ses mains sur son entrejambe.

Constatant une récidive de la chaîne sur les mêmes fondements (véhiculer une image dégradante de la femme), le régulateur a saisi son rapporteur indépendant, une procédure qui peut déboucher sur des sanctions allant d’une amende à la suspension de l’émission. Dans son article, Le Figaro parlait ce jeudi d’une amende pouvant aller jusqu’à 320 millions. L’information a toutefois été supprimée de l’article depuis, et démentie par le service de communication de Canal + auprès de 20 Minutes.

>> A lire aussi : Agression sexuelle dans «TPMP», Hanouna répond à la polémique

Le quotidien indique en outre qu’avec 6.711 signalements contre « Touche pas à mon poste » en 2016, le divertissement arrive en tête du classement des émissions ayant suscité le plus de plaintes auprès du régulateur.